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Numéro 1 : femmes dirigeantes, c’est n’est pas de la fiction ! [Replay HUBFORUM]

Numéro 1 : femmes dirigeantes, c’est n’est pas de la fiction ! [Replay HUBFORUM]

Par : HUB Institute
19 octobre 2017
Temps de lecture : 1 min
Chapo

Tonie Marshall, réalisatrice césarisée (« Vénus beauté institut », 2000), revient sur son dernier film, « Numéro Une », qui raconte le parcours d’une femme incarnée par Emmanuelle Devos dans les hautes sphères de la direction d’entreprise.

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Tonie Marshall, réalisatrice césarisée (« Vénus beauté institut », 2000), revient sur son dernier film, « Numéro Une », qui raconte le parcours d’une femme incarnée par Emmanuelle Devos dans les hautes sphères de la direction d’entreprise. La réalisatrice aurait voulu explorer davantage de milieux et regarder le parcours des femmes dans les médias, le sport ou la politique. Elle a finalement choisi le milieu de l’industrie et du CAC 40 comme décor à son intrigue. Les échanges à l'issue de projections publiques lui ont montré que son propos était parfaitement transposable à tout milieu. [embed]https://www.youtube.com/watch?v=93F12GdH4X4&t=1s[/embed] L’entreprise régit la vie en société et, dans le film, l’univers particulier du CAC 40 permet de toucher le plus grand nombre. Durant la préparation du film, elle a rencontré des femmes à des postes importants au sein de grands groupes. Selon elle, si les postes de décision étaient occupés à égale proportion par des hommes et des femmes, s'enclencherait un renouvellement qui permettrait de renouveler et organiser le travail différemment, donc la société. Certaines entreprises, dont Axa, ont contribué au financement du film. Cette collaboration est allée au-delà de l'échange de bons procédés, comme le placement de produits : il s'est agi de défendre des valeurs communes, et d’exposer ce qu'il faut faire pour que les femmes acceptent de monter dans la hiérarchie après un congé maternité et cessent de se culpabiliser. Tonie Marshall espère que le film éveillera les esprits, même s’il dresse un portrait parfois glaçant, qui rend compte d'une misogynie bienveillante très ancrée dans l'entreprise. Les femmes à des postes de décision dans l'entreprise sont, à ses yeux, un élément de modernité. Contributeur de l’article : Paul Philip.