Circul'R : La résilience des entreprises, clé de l’économie circulaire 

Par : Marion Letorey
10 décembre 2020
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Raphaël Masvigner est le cofondateur de Circul’R, entreprise sociale qui vise à construire le 1er réseau mondial de l’économie circulaire. Son objectif est d'accompagner la transition d’une économie linéaire à une économie circulaire plus respectueuse de l’homme et de l’environnement. Il revient sur 3 cas d’entreprises qui ont su s’adapter et basculer dans une logique de résilience tant en amont et qu’en aval

Limiter l’impact environnemental des entreprises est une préoccupation tant écologique que business car elle permet de faire des économies. L’économie linéaire est un modèle qui n’a pas d’avenir car nos ressources ne sont pas illimitées et que la Terre ne peut plus absorber nos déchets.

- Raphaël Masvigner, Cofondateur (Circul’R)

L’économie circulaire est résiliente à 3 niveaux :

  • Climatique : avec la réduction des émission des gaz à effets de serre 
  • Humain : avec la création de plus de 300 000 emplois
  • Business : avec la réalisation de 630 millions d’euros d’économie sur les biens de consommation courante

Notons toutefois que l’éco-conception constitue la pierre angulaire de l’économie responsable et que le recyclage en fait également partie même s’il reste très énergivore. 

Voici l’exemple de 3 entreprises qui se sont engagées et ont pivoté pour adopter  un modèle d’économie circulaire :

  • Exemple BtoC avec Mud jeans : qui recycle d’anciens jeans pour en réutiliser la matière première et produire de nouveaux jeans, économisant ainsi 70% de la consommation d’eau. Le jean redevenant un jean, la démarche est résiliente en amont et en aval. C’est ce qu’on appelle le closed-loop.
     
  • Exemple BtoB avec Philips : qui a réalisé l’économie de la fonctionnalité avec light as a service. Ils vendent l’usage de la lumière et non plus la production du luminaire. C’est intéressant en terme de business car les composants pour fabriquer les luminaires se raréfient et deviennent chers, il est donc plus rentable de les réutiliser. La résilience se retrouve en amont avec la réutilisation et en aval car cela ne génère pas de déchets.
     
  • Exemple de résilience dans les pays en transition : “dans de tels cas, on ne peut pas décorréler le durable du social et solidaire. On sait que 90% du plastique produit en Indonésie finit dans l’océan, que le pays est l’un des premiers producteurs d’algues mais que cette industrie s’écroule et crée un problème d’emploi.” insiste Raphaël Masvigner L’entreprise Evoware conçoit des emballages plastiques à base d’algues biodégradables. Modèle résilient en amont avec la création d’emploi et en aval car cela limite les déchets issus d’emballages à usage unique.