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Comment Uber incite le passage à l’électrique dans une logique de décarbonisation des territoires ?

Par : Emeline Guerard
19 septembre 2022
Temps de visionnage10:54 min

Laureline Serieys, General Manager chez Uber est venue nous parler du projet « Zéro diesel 2024 » et de la volonté d’Uber d’agir sur l’ensemble du secteur des VTC. En effet, l’OMS a sorti un rapport au printemps dernier disant que 99 % de la population mondiale vit aujourd'hui dans une zone avec des composants atmosphériques dont les seuils de pollution dépassent les seuils préconisés par l’OMS. 55 % de la population mondiale vit dans des zones urbaines et demain selon les Nations unies, en 2050, cela sera 68 %. Uber a un rôle à jouer dans cette transformation.

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Le secteur des transports était responsable de 31 % des émissions de gaz à effet de serre en 2019. L’objectif d’Uber, d’ici 2024, est de passer au zéro diesel. Ces véhicules sont les plus émissifs de dioxyde d'azote et sont responsables de problèmes respiratoires. De plus, les véhicules thermiques émettent plus de 3 fois plus d’émission de CO2 que des véhicules électriques tout au long de leur cycle de vie. 

Pour établir cette transition, Uber a déjà pris des initiatives. En effet, depuis le 1er janvier 2021 Uber n’accepte plus aucun nouveau véhicule diesel neuf sur sa plateforme et depuis le 1er janvier 2022, l’enregistrement de véhicules diesel d’occasion est également interdit. 

En 2020, nous avions 85 % de véhicules sur notre plateforme qui étaient des véhicules thermiques et aujourd’hui il y en a moins de 50 %.

 - Laureline Serieys, General Manager chez Uber

Laureline Serieys évoque alors le passage d’un cap symbolique, celui d’avoir davantage de véhicules hybrides et électriques sur la plateforme que de véhicules thermiques. Selon la General Manager, Uber est malheureusement le seul acteur du secteur qui ait pris cet objectif de sortir du diesel, cela minimise donc l’impact environnemental. En 2025, Uber souhaite atteindre les 50% de véhicules électriques sur la plateforme en France et 100% à l’horizon 2030. 

Pour atteindre ces objectifs, explique Laureline Serieys,  il est important d’accompagner les chauffeurs dans cette transformation. En effet, 49 % des chauffeurs Uber s’équipent avec des véhicules de moins de 20 000 € et principalement des véhicules d’occasion. Pourtant, pour acquérir un véhicule électrique, il est souvent nécessaire de l’acheter neuf, ce qui implique souvent un dépassement de budget pour les chauffeurs. Pour leur venir en aide, Uber a mis en place une aide financière de 75 millions d’euros pour l’achat d’un véhicule électrique qui devrait être disponible pour l’ensemble des chauffeurs d’ici 2025. Un partenariat entre Uber et TotalEnergies mis en place depuis un an, permet également aux chauffeurs d’accéder à des bornes de recharge électriques de manière privilégiée

Uber a dû également encourager les passagers à choisir les options plus écologiques sur l’application comme Uber Green. Cette option, plus économique que les autres, assure le choix d’un véhicule hybride ou électrique. Cela a permis de booster l’adoption de ces véhicules par les passagers. En 1 an, le volume de trajet sur Uber green a augmenté de 83%. Uber propose aussi des options de micro mobilité grâce entre autres à son partenariat avec l’opérateur Lime qui propose des trottinettes et vélos électriques à la location ou encore Cityscoot et ses scooters électriques. L’année dernière, 160 000 utilisateurs ont accédé à la micro mobilité au travers de l’application Uber.

Pour conclure, Laureline Serieys affirme qu’avec le concours de l’ensemble du secteur du transport, construire une mobilité plus durable est possible et pourrait diminuer les émissions de gaz à effet de serre


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