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MWC Series Barcelone

Mobile engagement : la 5G, clé d'un monde de connectivité

Par : HUB Institute
15 avril 2019
Temps de lecture : 5 min
Chapo

A la suite du Mobile World Congress de Barcelone, la 5G, les progressive WebApps et les nouveaux usages étaient au centre des interventions du HUBTALK Mobile Engagement, le 18 mars dernier au HUBLAB. Morceaux choisis.

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Le MWC Series Europe  s’est tenu fin février 2019 avec pour thème « Intelligent connectivity ». Sandrine Matichard, head of Content & Insights du HUB Institute, en présentait les 6 grandes tendances.

Tendance 1 : 5G ready

Ca y est c'est une réalité : La 5G (sa version LTE, c’est à dire compatible 4G) est déployée à ce jour par 11 opérateurs dans 7 pays (USA, Corée, Lesotho, Qatar, Slovénie, Finlande, Italie), et a occupé le devant de la scène à Barcelone. Si le marché des infrastructures apparait encore concentré - seulement 3 groupes opérationnels sur les chipsets 5G, par exemple (Huawei, Qualcomm, Intel) -, la 5G constitue une nouvelle donne pour le marché de la connectivité : la 5G, c’est l’opportunité de gagner en débit (jusqu’à x 10), de réduire le taux de latence (jusqu’à x10 en rapidité) et faire naître une nouvelle connectivité entre objets (jusqu’à 1 million de connexions par km2). Dans ces nouveau enjeux, la France représente un pays à fort potentiel, grâce notamment à son industrie automobile, au retail et à la supply chain.

Tendance 2 : IoT for industry and smart cities

Les opérateurs européens Nokia et Ericsson se positionnent fortement sur les débouchés industriels ouverts par la 5G, un moyen de garder la souveraineté sur les industries traditionnelles, en encourageant les logiques d’écosystème et d’intégration au niveau européen : ainsi Nokia travaille en association avec Rexroth, l’activité robotique de Bosch. Au delà de l'usine connectée, la mobilité est LE débouché de la 5G, avec quelques annonces à Barcelone : Oredoo a présenté le premier taxi autonome, Seat a révélé un concept baptisé Minimo, très inspiré du Tweezy de Renault, fonctionnant sous Android Auto, tandis que BMW présentait un véhicule connecté pouvant passer en autonome, et une interface utilisateur baptisée « BMW naturel human interaction », à la fois visuelle, vocale et gestuelle pour interagir avec sa voiture.

Tendance 3 : biometrics and authentification

Avec le développement des interactions Homme-Machine, l’authentification devient encore plus nécessairee, avec pour objectif la disparition du code secret : OPPO a présenté une nouvelle interface d’identification permettant l’utilisation de l’empreinte de plusieurs doigts, tandis que LG a lancé le smartphone G8 avec reconnaissance faciale en 3D, reconnaissance dans le noir et également via les veines de l’utilisateur

Tendance 4 : immersive content

Avec la présentation de Hololens 2, Microsoft prend une longueur d’avance face à son concurrent Magic Leap, avec des améliorations majeures : un champ visuel 2 fois plus grand, une précision d’image à 2k par oeil et une meilleure ergonomie.  Le challenge restant l’élargissement du champ de vision pour une immersion totale.

Tendance 5 : Devices

Dans la famille des nouveaux terminaux 5G, l’écran flexible constitue la nouveauté principale, présente sur le téléphone Mate X de Huawei, alors que Samsung et LG ont fait le choix d'un écran classique sur la face intérieure du téléphone. Côté innovation, la tendance est également aux photophones - terminaux capitalisant sur les fonctionnalités image -. Sony a notamment lancé un format 21:9, le format du cinéma écran large dans les bandes noires. Nokia a révélé un téléphone doté de 5 objectifs. A signaler également un téléphone « blockchain ready » et des modèles « basiques » réinventés comme le Razr des années 90 de Motorola (dans une version pliable) ou le modèle Energizer à très longue autonomie.

Bonus track 4YFN

Enfin parmi les startups repérées à 4YFN, la zone startup de Barcelone : 3D Look, une application pour prendre ses mensurations exactes à partir de 2 photos seulement, Carfit, une application de maintenance des véhicules par l’étude de leurs vibrations, Nanolock, une startup spécialisée dans la sécurisation des capteurs jusqu’à leur fin de vie, et enfin D-ID, une application qui brouille la reconnaissance visuelle pour protéger les photos de personnels sensibles.

Au delà de la tech dernier cri, le développement des usages du mobile passe aussi par des enjeux d'usage. Ainsi, Pierre-Olivier Haye, CTO de la startup En voiture Simone, a partagé son témoignage sur les progressive WebApps.

En voiture Simone (EVS) a été créé en 2015, et promet à 100.000 élèves un permis de conduire à 749 euros. Confronté au développement, à côté du monde traditionnel du web, de l’univers des Apps adapté à la consommation mobile, EVS a opté pour le meilleur des 2 mondes, les progressive WebApps. Le principe ? Basé sur l’open source, le contenu se charge en dehors d’un store mais conserve en local le maximum de données pour s’affranchir autant que possible des problématiques de serveurs.

Plusieurs avantages à cette formule : il devient inutile de développer en multiplateforme, les compétences de développement (HTML, CSS…) sont celles du web ce qui permet de garder une équipe unique, la souplesse et le faible coût de développement (divisé par 2). Points faibles : l’appli peut être assez lente et consomme de la batterie, la période de test peut être assez lourde, 2 points sur lesquels néanmoins les développeurs progressent.

Enfin Clémence Durieux, fondatrice de la startup Le Bon Gustave, a présenté son App et son business model.  Le Bon Gustave est la conciergerie digitale du vin : l’utilisateur photographie l’étiquette d’une bouteille qu’il a appréciée, les « dénicheurs » du Bon Gustave retrouvent le vin chez le récoltant, le commandent, et le font livrer chez le client. L’humain est central, toutes les recherches sont faites par un expert, c’est l’occurence du même vin qui permet le gain de temps, et ce faisant la profitabilité du service.