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Entre influenceurs et marques, l’interdépendance est la clé

Par : Eulalie Vignais
11 décembre 2019
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Youtubeurs, Instagrammeurs, Influenceurs… on les connaît sous différents noms, on les voit partout sur nos réseaux sociaux. Mais être un influenceur, qu'est-ce vraiment ? Mourad Ait Elhadj, Senior Creative Strategist & Business Developper Divimove interroge Bruno Maltor sur son activité et particulièrement sa relation avec les marques.

Mourad Ait Elhadj : Tu te souviens de ta première collaboration avec une marque ? 

Bruno Maltor : Ma première vraie collaboration était avec l’Office du Tourisme au Canada. Instagram n’était pas encore à la mode en France donc j’étais plus sur Facebook. Aujourd’hui je commence à avoir des collaborations intéressantes qui respectent mon univers.

Mourad Ait Elhadj : Quel réseau affectionnes-tu particulièrement ? 

Bruno Maltor : J’aime beaucoup le web de manière générale, j’aime être libre et développer mon univers à moi. J’aime Instagram forcément, mais aussi YouTube. Un influenceur peut être influent sur tout un tas de médias. Mais j’aime beaucoup Instagram, tu peux être toi même et montrer autre chose, raconter des histoires et c’est ce qui marche sur Instagram, raconter ce qu’il y a derrière. Je pense que des belles photos ne suffisent plus. L’histoire est importante.

Mourad Ait Elhadj : Tu es un Tik-Tokeur ?  

Bruno Maltor : Oui ! Je dois avoir 80 000 abonnés sur Tik-Tok. On est toujours à la recherche du next réseau, Tik-Tok pourrait en être un, mais j’ai du mal à croire les chiffres annoncés concernant cette plateforme. J’ai tendance à penser qu’ils sont un peu faussés, mais ça reste un réseau intéressant.

Mourad Ait Elhadj : Peux-tu nous parler d’une de tes dernières collaborations avec l’office du tourisme de la Réunion ? Comment est-elle venue ? 

Bruno Maltor : Je suis indépendant. J’ai toujours voulu garder mon business en main. Je me connais plutôt bien et donc je n’ai jamais eu d’agent. On me contacte directement par mail, j’ai reçu une demande entrante de la Réunion qui m’a demandé une rencontre en me disant qu’ils aimaient bien ce que je faisais et comment je pouvais les mettre en avant ? Pour moi il fallait faire une vidéo récapitulative de mon séjour et du live blogging sur place. Quand je pars en voyage, je peux collaborer avec d’autres marques, car je préfère les placer dans une histoire et les intégrer de façon naturelle et je profite de ma présence dans un beau lieu pour intégrer d’autres partenaires.

Mourad Ait Elhadj : Tu pars seul ? 

Bruno Maltor : Non, je ne peux pas tout faire seul. Il y a beaucoup de choses à faire et je ne peux pas tout gérer, tout filmer.

Mourad Ait Elhadj : Cette collaboration à la Réunion est-elle représentative de la façon dont tu aimes travailler ? 

Bruno Maltor : Oui, car c’était en accord avec ma ligne éditoriale, ils m’ont laissé carte de blanche sur tout mes réseaux et c’est la meilleure façon de travailler avec les influenceurs, leur faire confiance.

Mourad Ait Elhadj : Comment construis-tu ta ligne éditoriale ? 

Bruno Maltor : La clé c’est d’être régulier. Quand tu te mets à fond sur une plateforme et que tu postes souvent, les résultats arrivent sur le long terme. Moi je fais 2 posts minimum sur Instagram par semaine et des stories tous les jours.

Mourad Ait Elhadj : c’est un marché qui a évolué, notamment avec la disparition des likes sur Instagram, est-ce que tu as un avis ? 

Bruno Maltor : Beaucoup de personnes trouvent cool le fait qu’Instagram enlève les likes dans le but d’enlever la pression sociale. Je n’y crois pas du tout, moi ça ne m’arrange pas, car c’est huit ans de travail qui se retrouvent cachés d’une seconde à l’autre. Pour moi, il ne faut pas trop compter sur un réseau, il faut être sur différentes plateformes pour ne pas dépendre que d’un seul algorithme.

Mourad Ait Elhadj : Tes projets pour 2020 ? 

Bruno Maltor : Pas mal de projets engagés, j’aimerais partir à Bali où on voit toujours des photos parfaites. J’aimerais traiter la gestion du plastique là-bas. Quand tu as une communauté, tu peux te permettre de faire des projets plus engagés.