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Recrutement : une révolution nommée soft skill

Par : Maxime Tricoire
23 octobre 2019
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À mesure que la révolution digitale transforme le monde du travail, les entreprises doivent revoir leurs processus de recrutement. Pour débattre du sujet Caroline Loisel, experte RH du HUB Institute, accueille Vincent Montet, Directeur & fondateur du MBA DMB, Matthieu Eloy, DG d’Indeed, et Pierre-Marie Argouarc’h, Directeur de l’expérience collaborateur et de la transformation de la FDJ.

  • "Le digital impacte le monde du recrutement comme il a impacté celui de la publicité il y a quelques années" explique Matthieu Eloy. Un impact d’autant plus important que le rapport de force entre employeurs et candidats a été renversé. "Le monde de l’emploi est en tension. Pas seulement sur les profils tels que les ingénieurs ou les data scientists mais bien sûr l’ensemble des jobs."

Aujourd’hui, les chercheurs d’emplois sont devenus des consommateurs d’emplois qui attendent les mêmes choses qu’un client : des expériences, de l’attention…

-       Matthieu Eloy, directeur général d’Indeed

 

  • Les entreprises doivent donc "s’augmenter" pour continuer à recruter. Certaines intègrent d’ailleurs leurs ressources humaines dans des départements traditionnellement dédiés à la transformation digitale, comme la FDJ. "Je n’aime pas le principe de « ressources humaines ». Mon travail n’est pas de gérer des ressources, mais d’animer et de transformer des communautés de talents." confie Pierre-Marie Argouarc’h.
     
  • Plus globalement, les entreprises doivent aujourd’hui repenser leur manière de recruter. Cela passe par l’application de techniques marketing au parcours de recrutement, mais également par une meilleure compréhension de leurs besoins en termes de soft skills.
     
  • "Aujourd’hui, tout le monde peut apprendre et de fait, les hard skills perdent de leur importance. Les entreprises doivent se concentrer sur la détection des soft skills" conseille Pierre-Marie Argouarc’h. Un constat partagé par Vincent Montet. "Quand je remets un diplôme à un étudiant, je lui dis d’emblée que celui-ci est caduc. La différence se fera au niveau de ses soft skills."
     
  • Si chaque entreprise possède des besoins uniques, les deux experts citent conjointement 5 soft skills qui font aujourd’hui la différence :
    1. L’autonomie
    2. L’empathie
    3. La rapidité d’exécution
    4. Le sens de l’effort
    5. La capacité à donner et à recevoir des feedbacks
  • Vincent Montet appelle les entreprises à donner leurs chances aux séniors en reconversion et à mettre un terme à une forme d’hypocrisie généralisée. Et Caroline Loisel de conclure en citant Leo Tolstoy "Chacun pense à changer le monde, mais personne ne pense à se changer soi-même".