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AI for Digital automatisation: la synergie public-privé au service de l’excellence opérationnelle

Par : Sandrine Cochard
25 septembre 2020
Temps de visionnage23 min

De la collaboration entre l’Université Paris-Saclay, IBM France et trois acteurs industriels, DecisionBrain, Softeam et STET est née AIDA (Artificial Intelligence for Digital Automation). Cette plateforme ouverte permet aux entreprises d'améliorer leur performance opérationnelle en intégrant l’IA dans l’automatisation de leurs processus.

>> Retrouvez toutes les interventions et tables rondes de cette conférence virtuelle ici.

En avril 2019, IBM France inaugure les locaux de son centre de co-innovation et de recherche en IA au sein du pôle scientifique et technologique de Paris-Saclay. Dix-sept mois plus tard, Nicolas Sekkaki, président d’IBM France, tire un premier bilan. “La première chose que l’on voulait était de participer à l’envolée de l’innovation en France, en particulier autour de l’intelligence artificielle, et de mettre notre pierre à l’édifice. La deuxième raison, c’était de faire ce lien entre la recherche, les entreprises et les cas d’usages. Dès le départ, cette co-innovation que l’on a retrouvée à Saclay nous paraissait importante”.

IBM avait 4 objectifs :

  • Créer une synergie entre le privé et le public. Le projet AIDA (Artificial Intelligence for Digital Automation) a pour objectif de permettre aux entreprises d’utiliser simplement l’intelligence artificielle pour améliorer leur processus.
  • Développer un partenariat entre la recherche, les universités, mais aussi un écosystème d’entreprises et de start-ups qui puissent ensemble travailler et développer un projet de recherche.
  • Aboutir à la conclusion d’un PSPC, un Projet Structurant pour la Compétitivité, avec 3 partenaires : DecisionBrain, STET et Softeam.
  • Développer la collaboration entre les chercheurs et des industriels et faire que ces deux mondes travaillent et collaborent pour demain.

 

C’est un budget conséquent de 33 millions d’euros dont 12 millions financés  par l’Etat (6 millions de subvention et 6 millions d’avance remboursable), opéré par Bpifrance. Je remercie la BPI de nous avoir permis de créer cet écosystème et les conditions favorables à développer ce partenariat de l’innovation utile pour notre pays.

- Nicolas Sekkaki, président d’IBM France

Un projet implanté en France mais qui a vocation à exister au niveau international. IBM collabore ainsi avec Guerbet, une ETI française spécialisée dans l’imagerie médicale, pour allier leur expertise médicale et l’intelligence artificielle. De cette collaboration est né un produit qui aide au diagnostic, au traitement et au suivi du cancer du foie actuellement en cours d’approbation par la Food and Drug Administration.

Le projet AIDA en chiffres:

  • 25 développeurs recrutés,
  • 5 postes de chercheurs ouverts
  • En décembre 2020, 250 personnes sur site
  • Le site sera inauguré au premier trimestre 2021 et pourra accueillir 350 personnes

 

L’IA aujourd’hui a des impacts sur les processus métiers de l’entreprise. On parle d’une IA comme d’une intelligence augmentée, mais ce qui est intéressant, c’est d'étudier les processus métiers. Le projet AIDA, c’est comment je peux travailler sur mes processus pour en faire des processus apprenants grâce à l’IA et comment concevoir une plateforme ouverte qui permet aux gens du métier qui n’y connaissent rien en IA de mieux travailler.

- Nicolas Sekkaki, président d’IBM France

L’Université Paris-Saclay, un pôle d’excellence multidisciplinaire

L’Université Paris-Saclay est l’un des centres névralgiques de la recherche française. Ce nouvel établissement qui rassemble des facultés (des sciences d’Orsay et de médecine du Kremlin-Bicêtre) et 4 grandes écoles (Centrale Supelec, ENS Paris-Saclay, AgroParisTech et l’Institut d’optique) fait la part belle à l’émulation scientifique.

Ce qui fait la richesse de l’Université Paris-Saclay, c’est l’interdisciplinarité qui permet de mener des projets d’excellence, une collaboration très forte au sein de l’université avec des cultures différentes et des collaborations scientifiques très fortes avec les organismes nationaux de recherche.

- Sylvie Retailleau, présidente de l’Université Paris-Saclay

L'université s’inscrit également dans un contexte très riche, avec de nombreuses entreprises de pointe installées près du campus.

L’ouverture à l’international est un axe majeur de développement pour nous. Tout comme cette volonté de mixer l’académique et le privé, les entreprises, les PME, les ETI. Nous voulons donner cette culture mixte à nos étudiants, dans l’optique de les former aux métiers de demain et de favoriser leur entrée dans le monde du travail.”

- Sylvie Retailleau, présidente de l’Université Paris-Saclay

 

Le soutien de l’Etat : un élément déterminant pour les projets d’innovation

Depuis l’origine du Programme d'investissements d’avenir, en 2009, l’intention était de faire collaborer des entreprises privées et les laboratoires de la recherche publique. Bref, de décloisonner et d’engager progressivement, par le contact des uns avec les autres, le changement qui s’imposait. Et cela a considérablement accéléré depuis.
Avec la loi votée à l’automne sur la recherche française, tout est fait pour que la collaboration public-privé soit encore accélérée et améliorée.

- Nicolas Dufourcq, Directeur Général de Bpifrance

Comme l'explique Nicolas Dufourcq, notre monde est de plus en plus complexe. Il n’est plus vraiment traitable par les capacités du cerveau humain, il faut des outils et de l’homme augmenté par l’intelligence artificielle contrôlée. Dès lors, tout l'enjeu consiste à développer des alternatives aux outils parfois opaques qui existent déjà, pour proposer une nouvelle approche de l'intelligence artificielle : l'IA éthique.

Il s’agit de faire de l’IA de confiance, c’est-à-dire une IA qui ne fonctionne pas sur des boîtes noires. Ce projet que l’on annonce aujourd'hui a une dimension éthique très importante. Si on arrive à développer une IA de confiance, on ira beaucoup plus vite et plus loin dans l’augmentation des capacités de traitement des complexités par l’homme.
On est dans cette belle période où tout démarre. Maintenant il faut dérouler et exécuter.

- Nicolas Dufourcq, Directeur Général de Bpifrance

 

Verrous technologiques et axes de recherche

“L’objectif d’AIDA est de créer une plateforme qui aide les entreprises à appréhender l’intelligence artificielle de façon beaucoup plus simple. On veut créer un écosystème international, dans lequel chaque acteur joue son rôle : IBM fournit l’expertise de sa R&D, la partie plateforme et sa présence dans le monde entier pour commercialiser le fruit de ce projet”, explique Harley Davis, VP, Automation Intelligence and France Lab d'IBM France. 

Retrouvez son intervention vidéo dans la 1ère table ronde du replay, ainsi que celles de Rodolphe Meyer, Directeur Marketing et Développement de STET, et Fatiha Saïs, Professeur des Universités à l’Université Paris-Saclay.

Trois cas d’usage de l’intelligence artificielle pour l’entreprise

AIDA a été pensée pour optimiser les processus en entreprises. Sécurisation des transactions bancaires, onboarding et gestion RH d'une nouvelle recrue ou encore automatisation des tâches répétitives chronophages...

Retrouvez dans la 2e table ronde du replay 3 exemples de déploiement de la plateforme, avec Harley Davis, VP, Automation Intelligence and France Lab d'IBM, Filippo Focacci, Co-founder and CEO de DecisionBrain, Philippe Desfray, Directeur R&D de Softeam, et Rodolphe Meyer, Directeur Marketing et Développement de STET.

Collaboration entre recherche publique et privée : un véritable atout

On le voit bien, le projet AIDA est un projet très ambitieux et collaboratif qui réunit le meilleur des deux modes : celui de l’industrie et celui de l’université. Retrouvez dans la 3e table ronde partie du replay les points de vue croisés de Christian de Sainte Marie, Directeur du Centre des Études Avancées d'IBM France Lab, et Michel Mariton, Vice-Président Développement Economique de l'Université Paris-Saclay.

 

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