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La data au cœur d’Yves Rocher

Par : Sandrine Cochard
2 juillet 2020
Temps de lecture : 2 min
Chapo

Avec son modèle de VPC, le groupe Yves Rocher a fait de la data un business depuis ses débuts. Mais depuis quelques années, le volume de données disponibles transforme le marché et les pratiques. Comment allier données et business dans ce nouveau contexte ? Les explications de Pierre-Antoine Grosbras, Directeur Data et Business Intelligence d’Yves Rocher France.

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Depuis quelques années, le digital fait exploser le monde de la data en volume de données disponibles, en rapidité d’accès et en data science. Mais comment ne pas se laisser submerger par ce déluge de données ?

- Pierre-Antoine Grosbras, Directeur Data et Business Intelligence, d’Yves Rocher France

Garder son avantage concurrentiel quand la data se démocratise

Chez Yves Rocher, la data est au coeur de notre business depuis le début. Historiquement, notre métier de vente par correspondance, avec les mailings, fait que nous avions déjà cette connaissance des données clients : on sait ce que les clients achètent et on s’appuie sur ça pour générer du trafic en magasin. Aujourd’hui, avec le digital, c’est un avantage concurrentiel qui peut être utilisé facilement par d’autres, donc il ne faut pas qu’on le perde.”

Pierre-Antoine Grosbras identifie deux principaux facteurs de succès pour allier data et business :

  • Se baser sur des référentiels stables et bien conçus pour utiliser des données de qualité, Chez nous par exemple, c’est bien reconnaître les clients et les produits. 
  • Impliquer toutes les équipes, pas seulement IT car les projets data ne sont pas que des sujets techniques. Bref décloisonner les données et les gens.

Deux exemples concrets d’application data pour le business

Premier exemple : le scoring, qui permet de probabiliser un événement. Cela consiste à deviner la probabilité qu’une cliente achète de nouveau chez nous, dans un délai récent. C’est important parce que si on se trompe, on va envoyer des offres à des personnes qui n’ont aucune chance de venir, et cela est très coûteux. Inversement, si on n’envoie pas des offres à des personnes très appétentes, on risque de perdre du chiffre d’affaires.”
 

“La data science, basée sur ces données variées et volumineuses, nous permet d’identifier des niches de clientes. Cela participe à une amélioration dans nos investissements commerciaux.

Deuxième exemple : les segmentations. Avant, on avait des segmentations assez dispersées. Le fait d'avoir toutes les données au même endroit nous permet aujourd’hui de considérer les clientes avec l’ensemble de ce que l’on connaît d’elles. Dans le contexte du confinement, on s’est rendu compte de la pertinence d’avoir ces informations pour mesurer quelles clients sont passées du retail physique au digital. Cela nous a permis de nous adapter et de bien préparer la sortie de crise.

- Pierre-Antoine Grosbras, Directeur Data et Business Intelligence, d’Yves Rocher France 

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Sandrine
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Head of Content

Journaliste depuis plus de 15 ans, Sandrine a travaillé pour BFMTV, Europe 1 et 20 Minutes, où elle a suivi de près la révolution numérique, ses enjeux et ses impacts business, consommateurs et citoyens. Aujourd’hui, elle scrute plus particulièrement les sujets de smart cities, d’industrie 4.0, de gouvernance numérique et de cybersécurité.