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Nouveaux business models & innovations : ce qu'il fallait retenir du HUBFORUM 2021

Par : HUB Institute
21 janvier 2021
Temps de lecture : 21 min
Chapo

À l'occasion d'une 11eme édition du HUBFORUM sous le signe de la Next Economy, le HUB Institute et ses partenaires sont revenus ensemble sur les composants indispensables pour performer dans cette nouvelle économie. Découvrez dès à présent ce qu'il fallait retenir sur le sujet des nouveaux business models & de l'innovation.

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Les 7 tendances clés pour 2022

À l'occasion de cette 11ème édition du HUBFORUM, Emmanuel Vivier, co-fondateur du HUB Institute, analyse 7 grandes tendances qui impacteront l'année 2022 :

1) Un monde de disruptions ou l'ère du Big Remix :

La COVID-19 a été l’accélérateur de changements massifs (télétravail, e-learning, télémédecine, disruption durable), créant un contexte anxiogène se traduisant par des difficultés économiques, des tensions ou encore par la surveillance technologique des citoyens. Pourtant, ce changement complexe a engendré la genèse d’une source d'opportunités : la tech est devenue toute puissante et les usages digitaux ont explosé. Être antifragile et en capacité de se réorganiser devient indispensable pour se lancer vers la Next Economy. 

On vit de nombreuses disruptions qui s’accumulent, qui se mélangent, qui se combinent et qui créent un big remix où tout est bousculé.

- Emmanuel Vivier, co-fondateur (HUB Institute)

2) Un monde du travail à réinventer :

Pour redonner du sens et de l’envie aux collaborateurs, tout doit être repensé : les process, les postures, l’espace de travail, la connaissance de soi. L’évolution du rôle du manager est essentielle. Il devient un coach qui inspire et motive les collaborateurs et les aide à s’épanouir. Son rôle est de recréer la confiance en faisant preuve d'empathie, d'agilité et de résilience. Une évolution rapide des compétences provoquée par la pandémie a accéléré la conception des organisations apprenantes.

Quand on donne l’autonomie, quand on fait confiance, quand on donne le droit à la petite erreur rapide, quand on donne la capacité d’avoir un esprit d’initiative, 9/10 des gens vont trouver la bonne solution.

- Emmanuel Vivier, co-fondateur (HUB Institute)

3) Devenir une data-driven organization

Le futur du business repose sur le diagnostic et la personnalisation des produits et services. S’appuyer sur la data et l’IA permet d’accompagner le client dans toutes les étapes d’achat, de le fidéliser et de lui proposer une expérience fluide qui répond à ses attentes pour favoriser l’abonnement et générer une meilleure valorisation en bourse.

 Le futur du business c'est de passer d'une vente à une relation, où l’on suit un client tout au long du parcours. Diagnostiquer, recommander, personnaliser… telles sont les nouvelles missions de l'entreprise.

- Emmanuel Vivier, co-fondateur (HUB Institute)

4) Big Gov VS Big Techs

Les menaces des gouvernements concernant la pollution,  la data et la privacy, la transparence d’ingrédients, du bio ou encore la cybersécurité, se multiplient. Entre l’Europe qui propose une régulation politique de la Big Tech (avec l’introduction de nouvelles taxes), la Chine qui lutte contre l‘hégémonie des BATX et devrait prochainement lancer son propre RGPD, ou encore les États-Unis où les voix montent face à différents sujets (abus de positions dominantes, privacy, fake news, complotisme), la tech devient plus que jamais un sujet de pouvoir entre pays.

La tech est partout, la tech est dans toutes nos vies, la tech c’est la finance, la tech c’est le pouvoir ce qui crée un jeu d’affrontement entre les États.

- Emmanuel Vivier, co-fondateur (HUB Institute)

5) NFT, metaverse, jumeau numérique... welcome to the matrix !

Boostés par le confinement et la pandémie, les médias sociaux ainsi que le streaming vidéo et audio continuent de gagner du terrain au niveau mondial. Le “deepfake”, les avatars et le virtuel poussent les marques à se lancer dans le “business augmenté”. Les jeux vidéos deviennent les nouvelles plateformes sociales tandis que le métaverse est en train de supprimer les frontières entre l’univers numérique et l’univers physique. Grâce à une explosion d’une multitude de nouveaux outils puissants, simples, moins chers et accessibles à tous (no code, low code, SaaS, IA & cloud, mobile, drones) un jumeau numérique du monde dans tous les domaines (industrie, usine, ville, cartographie, santé…) est en devenir.

La prochaine licorne sera une personne, “one human unicorn”. Une seule personne sera capable de générer une valeur d’un milliard.

- Emmanuel Vivier, co-fondateur (HUB Institute)

6) ​​Commerce & marketing : du multicanal à une relation omnicanal personnalisée

L’omnicanalité, c’est être capable de faire des transactions à tout niveau en passant de l’une à l’autre. L’innovation et l’expérience client doivent être au centre, avant même le marketing. Le e-commerce a explosé, mais pose de nouveaux problèmes logistiques et un challenge de rentabilité. Les dispositifs omnicanaux s'organisent autour de 3 axes : marketing, commerce et expériences/services.

Le challenge est de passer du multicanal à l’omnicanal : non seulement être présent sur les différents canaux, mais savoir suivre le client de l’un à l’autre sans friction.
 

7) DEI, RSE, CO2… de la communication RSE au business durable et inclusif

Aujourd’hui, la RSE va au-delà de la communication pour repenser complètement la chaîne de valeur. Le constat sur l’état de la planète est alarmant avec des tensions sociales et une mobilisation croissante : la montée en puissance des enjeux mêlant durabilité, transparence et inclusivité, avec des prises de position de plus en plus marquées de la part des différents publics de l'entreprise. Les régulateurs commencent à s’emparer du sujet, avec de nouvelles lois obligeant les entreprises à se repenser, comme la loi Green Deal sortie le 14 juillet 2021.

Ne pas prendre en compte la dimension durable, s'est s'exposer à une triple peine : une taxation accrue de la part des gouvernements, un désamour de la part des consommateurs et des collaborateurs et enfin une accessibilité au marché financier largement diminuée, voire impossible.

- Emmanuel Vivier, co-fondateur (HUB Institute)

Rédactrice : Lora Radivojevic

SNCF Réseau : se réinventer grâce à l’entrepreneuriat

Retrouvez dès à présent l'intervention
de SNCF Réseau en vidéo !

Acteur français historique depuis plus de 80 ans, SNCF Réseau est l’héritier d’un outil industriel ancien. Placer l’innovation ferroviaire au cœur des métiers est une priorité, et depuis toujours, de l’invention du TGV en 1981 à la volonté permanente de digitaliser les offres, toujours au service de l’expérience client. Luc Lallemand revient sur les ambitions de SNCF Réseau, dont il est président. Le dirigeant est clair d’emblée : SNCF Réseau a une part à jouer dans la création du monde de demain, autant durable que moderne. L’ambition pour les équipes est nette : "Ce sont des hommes et des femmes de l’acier qui vont devenir des hommes et des femmes du digital". Il évoque quelques-unes des innovations développées dans le domaine du réseau et des infrastructures :

  • Des rames de mesures digitales pour contrôler l'infrastructure même à grande vitesse via caméras et capteurs
  • Création du "Rail Open Lab" pour réinventer la gestion digitale du réseau
  • Données de surveillance accessibles en direct pour entretenir et faire évoluer le réseau
  • Maintenance prédictive
  • Collaboration avec des startups (Midnight Trains, Railcoop…)
  • Le programme Terralpha pour le développement de la fibre optique pour de grands acteurs industriels…

Alors que "90% des Françaises et des Français affirment vouloir réduire l’impact de leur déplacement sur l’environnement", l’avenir de SNCF Réseaux doit aussi être durable. 4,7 milliards d’euros sont investis pour la modernisation des infrastructures ferroviaires, où le digital est un outil vers le progrès, vers un écosystème ferroviaire durable et engagé. 

Tout ce que nous mettons en place part de nos clients. Ces clients, ce sont avant tout nos 42 opérateurs ferroviaires, mais aussi et de plus en plus, leurs clients. Tout cela nécessite un changement culturel fort de notre part. […] Notre objectif est de doubler la part de marché du rail en 10 ans !

- Luc Lallemand, président (SNCF Réseau)

Rédactrice : Judith Rodriguez

IBM : quels nouveaux sens à adopter pour l'Entreprise Apprenante de 2022 ? 

Retrouvez dès à présent l'intervention
d'IBM en vidéo !

Au sortir de 18 mois de crise, un constat s’impose : la transformation enclenchée par les entreprises oblige ces dernières à se réorganiser sur le long terme. À l'occasion de la 7ème édition du "Référentiel de l’Entreprise Apprenante" Marc Bensoussan, président d'IBM Interactive, a présenté les 4 grands piliers de cette transformation en s'appuyant sur les témoignages de 7 décideurs de grandes entreprises :

  1. Donner du sens : Marc Bensoussan insiste sur la nécessité de donner du sens, on ne peut pas piloter une équipe sans cette notion de sens, de confiance, d’éthique, et de durabilité. En effet, 93% des consommateurs déclarent que la pandémie a changé leur vision du développement durable, et 62% se disent prêts à modifier leurs comportements d’achat dans ce sens. Ainsi, Bouygues Immobilier a mis en place une calculette biodiversité pour calculer le potentiel “biodiv” associé à chaque programme immobilier afin de l’enrichir avec des aménagements, espaces verts, et remettre du vivant dans le programme. 
     
  2. Hybrider : l’hybridation est partout : 43% du temps de travail en France a été effectué à distance en 2020, et 62% des employés souhaitent conserver leur mode de travail actuel même après avoir été vaccinés. David Quantin, CIO & DG Adjoint Organisation, Systèmes d’Information et Innovation pour Matmut constate que l’enjeu du travail hybride est de déterminer le degré d’hybridation, le pire étant de faire revenir des équipes sur site, mais qu'ils travaillent toute la journée en distanciel sur leurs outils digitaux. 
     
  3. S’ouvrir : dans la cadre d’une transformation, il faut faire en sorte qu’une entreprise puisse s’ouvrir à d’autres écosystèmes : ainsi, Renault a créé une business platform avec 70 partenaires sur la traçabilité des pièces. De même, Suez a signé un accord avec Schneider Electric pour construire une société commune qui sera un éditeur de software pour le monde de l’eau.
     
  4. Accélérer : alors qu’un vaccin a été développé en 10 mois au lieu de 30 ans, il est impossible de ne pas être rapide : on doit pivoter plus rapidement et être agile pour transformer l’entreprise. 60% des organisations ont accéléré le rythme de leur transformation depuis le début de la pandémie. Ainsi, pendant la crise, EDF a fait preuve de rapidité en donnant le pouvoir aux équipes, leur permettant de faire plus simple, plus rapide et plus facile.
Certains parlent de devoir faire un choix entre modèle physique et modèle virtuel. Je n'y crois pas, le futur sera 100% hybride.

- Marc Bensousan (Président d'IBM Interactive)

Rédactrice : Claire Plassart

Asana : à quand l'émergence de la semaine de 4 jours ?

Retrouvez dès à présent l'intervention
d'Asana en vidéo !

Si la semaine de 4 jours intéresse beaucoup d'entreprises, le dispositif reste pour beaucoup d'entre elles une utopie. Une situation que Caroline Notter, Head of Southern Europe d'Asana, explique par le fait qu'un salarié passe près de 60% de son temps de travail sur ce que l’on appelle le "Work about Work(recherche d'information, changement d'application, taches ayant déjà été effectué par un autre collaborateur. Une situation qui engendre un surplus de travail, une baisse de la productivité et une augmentation des burn-out.

L'événement à ne pas louper : "HUBDAY Future of Retail & E-Commerce"

Pourtant, les choses peuvent changer comme le montre le cas d'Awin, entreprise allemande évoluant dans près de 15 pays et dont la croissance a été dopé par la crise de la COVID-19. Désireux de passer à la semaine de 4 jours, l'entreprise s'est équipée d'Asana afin de faciliter et fluidifier les processus de collaborations. En installant une "pyramide de clarté", Asana a permis à l'entreprise et à ses collaborateurs :

  • Planifier les projets ainsi que les tâches qui permettent de réaliser ces projets
  • Arriver à faire travailler les équipes ensemble, quels que soient leurs départements ou situations géographiques.
  • Accélérer l’exécution du travail
  • Avoir une visibilité sur l’état d’avancement des différents projets

Rédacteur : Fabien-Oliver Ngoyi

Comment EDF s’appuie sur le process design pour faciliter l’expérience collaborateur et utilisateur ?

 Tandis que l'électrification se présente comme le futur de l’innovation, elle tend à rendre certaines tâches plus complexes. Pour Julien Villeret, Chief Innovation Officer d'EDF, cette complexité peut être effacée grâce au design, véritable clé de service et produit plus inclusifs. L'expert prend l'exemple des processus de rechargement des véhicules électriques. Si celui-ci s'avère complexe et peu intuitif, des entreprises comme Tesla ont su mettre le design au cœur de leur projet pour faciliter la manœuvre : navigation en un clic, alerte via le smartphone, invisibilisation du processus de paiement… 

Partant de ce constat et grâce au process design, EDF a pu mettre en place différents services et produits répondant aux besoins des utilisateurs. Parmi eux :

  • La robotisation de la maintenance des fermes solaires, grâce à l'usage de robot traditionnellement destiné au retail. En plus de faciliter le processus d'entretien, le dispositif améliore la productivité et la sécurité des employés.
  • Un thermomètre en papier, afin de lutter contre la précarité énergétique. En accrochant ce dernier à une porte, l'utilisateur évite de surchauffer son lieu de vie et peut réaliser des économies d'énergie de l'ordre de 10 à 20%. 
Le design est un pont entre l’abstraction de la technologie et les besoins réels. Le design c’est comment ça marche et non ce à quoi ça sert ou ce à quoi ça ressemble.

- Julien Villeret, Chief Innovation Officer (EDF)

Rédacteur : Clément Meunier

Métropole du Grand Paris : créer la ville de demain grâce à l’innovation.

Retrouvez dès à présent l'intervention de la Métropole du Grand Paris en vidéo !

Geoffroy Boulard, Vice-président de la Métropole du Grand Paris, revient sur le programme "Innover dans la ville" dont le but est de développer la ville durable et intelligente de demain, tournée vers l’avenir et le digital. Pour cela, la métropole accompagne 80 projets publics et privés visant à développer l'innovation dans les 131 communes maillant son territoire. Parmi les plus emblématiques :

  • À Créteil, le DIP Bike est un triporteur écologique allant à la rencontre des populations éloignées du digital. Ce dernier propose différents ateliers et outils digitaux afin de réduire la fracture numérique tout en rendant le digital accessible à tous.
  • À Aulnay-sous-Bois, la mairie a collaboré avec une startup afin d'équiper les candélabres de la ville de capteurs intelligents. Ces derniers permettent aux équipes municipales de monitorer le stationnement en temps réel.
  • À Aubervilliers, la municipalité a installé des îlots de fraicheur composés de différentes essences d’arbre et de matériaux biosourcés. Un moyen de rafraîchir les citoyens durant les périodes de canicule tout en favorisant la biodiversité
L’enjeu de notre programme Innover dans la ville est de rapprocher les acteurs privés et publics, toute cette intelligence collective, pour apporter l’innovation et permettre d’avoir un territoire plus résilient, plus durable, plus attractif, où il fait bon vivre.

- Geoffroy Boulard, Vice-président (Métropole du Grand Paris)

RédactriceLéa Bennamoun

Accor & Google : faire fâce à la crise grâce à l'innovation

Retrouvez dès à présent l'intervention d'Accor & Google en vidéo !

La pandémie a profondément bouleversé l’industrie du tourisme et de l’hospitalité. Malgré un contexte difficile, Accor a continué d'innover et de transformer son modèle pour gérer la crise et préparer la reprise. Pour atteindre ces objectifs, Accor, en collaboration avec Google, mène une transformation digitale profonde où la maîtrise de la data est un des facteurs clés de succès. Alix Boulnois revient sur les différents enjeux de cette transformation. Cela passe en premier lieu par l'implantation d'une Digital Factory, présente dans 111 pays et composée de plus de 700 talents (Data engineer, Data scientists, Product Manager, Developer, Designer), qui a pour vocation d’accélérer la digitalisation du groupe avec des dimensions très fortes pour répondre au challenge : proximité client, pilotage par la valeur et agilité. Dans un second temps, l'hôtelier s'est également adapté aux nouvelles attentes de ses clients (protocoles sanitaires, dématérialisation des clés, applications pour room service sans contact…) mais également aux nouveaux besoins des entreprises (aménagement de nouvelles salles de travail dans les hôtels…)

L'événement à ne pas manquer : "HUBDAY Data & AI for Business"

Enfin, chez Accor, la data est la clé de voute de toute stratégie, mais elle comporte plusieurs challenges :  

  • La qualité de la data permet d’avoir une connaissance précise de ses clients pour prendre les bonnes décisions business.
  • L’interopérabilité de cette data et la capacité de la rendre partagée entre les différents métiers.
  • La privacy et l’acquisition de données dans le respect des choix des consommateurs.
70% des clients d’Accor affirment ne plus vouloir voyager dans les mêmes conditions sanitaires qu’avant la pandémie.

- Alix Boulnois, Chief Digital Factory Officer (Accor)

Rédactrice : Laura Trocmé

Suez : la mise en place d’une stratégie data-driven au service de la performance

Parmi les entreprises ayant adopté une stratégie data-driven, Suez fait office de pionnière. Présente sur la scène du HUBFORUM, Meriem Riadi, Chief Digital Officer de Suez, développe les trois grands axes du plan de transformation digitale de Suez : la digitalisation de l’expérience client, la performance et la création de nouveaux business models. L’experte revient également  sur les 4 grands axes catalyseurs qui ont contribué à faire de Suez une entreprise data-driven :

  • Delivery : pour montrer le rôle de la data dans le business et la valeur créée
  • Gouvernance des données : pour montrer qu’il est essentiel d’avoir des données de qualité
  • Plateformes : pour développer des projets data à échelle industrielle
  • Culture : pour que la data soit un sujet clé pour l’ensemble des collaborateurs

Pour Meriem Riadi, il est primordial de posséder une vision claire de ses objectifs et de délivrer des projets rapidement afin de prouver la valeur de cette stratégie data-driven et d'acculturer les équipes à cette dernière. L'experte continue en expliquant que grâce aux mesures mises en place, Suez a été en capacité de mener divers projets “bottom up” et “mid-term”, et cite plusieurs exemples. Sur le sujet de l’eau, Suez a pu développer la maintenance prédictive de ses CAPEX et ainsi savoir d’où venaient les casses pour ensuite les prévenir et optimiser les dépenses. Côté gestion des déchets, Meriem Riadi évoque les innovations de l’entreprise sur le “computer vision” afin prévenir les anomalies. D’autres projets sont en cours autour de la valorisation des données auprès d'entreprises tiers.

Notre plan de transformation digitale est très axé performances, c’est ce qui a permis de le mettre au cœur de nos opérations.

- Meriem Riadi, Group Chief Digital Officer (Suez)

Rédacteur : Clément Meunier

ADEO & Zepresenters : la transformation, une histoire d'idées !

Retrouvez dès à présent l'intervention de ADEO & ZEPRESENTERS en vidéo !

Avec près de 150 000 collaborateurs, 1000 magasins et des marques fortes sur le secteur du bricolage (Bricoman, Leroy Merlin, Zodio…) ADEO cherche à transformer un groupe présent dans plus de 23 pays en une plateforme mondiale de l'habitat positif. Si cela passe évidemment par l'accélération de sa transformation digitale, il est également indispensable de partager la vision de cette transformation avec les différents publics de l'entreprise. C'est le point de vue défendu par Matthieu Grymonprez, Chief Digital Officer du Groupe ADEO, et Bruno Clément, CEO de Zepresenters. Ensemble, les deux experts ont créé un fil rouge narratif autour de ce processus de transformation. Le but : faciliter l'adhésion auprès des collaborateurs, mais également auprès du top management et des actionnaires. À cet effet, ils adressent quelques conseils aux entreprises désireuses de partager leurs visions aux différents publics :

  • Bien choisir son message.
  • Être le plus clair possible.
  • Adapter son discours en fonction des différents publics.
  • Limiter les interventions à 20 minutes pour maximiser la compréhension et l'impact.
Avoir un fil narratif cohérent tout au long d’un projet est un acteur de confiance fondamental puisqu’une histoire est totalement cohérente. C’est un lien logique de cause à effet.

- Bruno Clément, CEO (ZEPRESENTERS)

Rédactrice : Léa Bennamoun

Monoprix : réinventer la proximité entre marque et consommateur grâce à l'abonnement

Que ce soit à travers son mobile ou encore dans les transports en commun, le consommateur est exposé chaque jour à plus de 1 000 messages commerciaux. Pour capter son attention, les marques, à l'instar de Monoprix, développent une multitude de services, qu'ils soient physiques (service coupe-file) mais aussi e-commerce (avec Monoprix Express pour la livraison). Afin de proposer une expérience omnicanale et unifiée, la filiale du Groupe Casino a souhaité développer un nouveau dispositif unique : Monoprix Flix. Ce dernier permet, moyennant un abonnement de 10€/mois, d'obtenir une réduction de 10% (quel que soit le canal d'achat) ainsi que l'accès à un canal WhatsApp dédié.

Rejoignez le HUB Institute à l'occasion du Retail & E-commerce Immersive Experience !

Pour assurer le succès de cette logique d'abonnement Dimitri Sculy-Logothéti, Head of Food e-commerce chez Monoprix, détaille 3 enjeux clés : maîtriser la formule de l’abonnement en identifiant le client (online et offline), multiplier les formules d'abonnements et les sources de souscriptions, et enfin, chercher à reconduire l'abonnement à n'importe quel moment de l'acte d'achat. Quelques mois seulement après avoir été implémenté, le service rencontre un succès certain : taux de renouvellement des abonnements supérieurs aux objectifs, CA par client en augmentation, forte recommandation des utilisateurs et créations de clients ambassadeurs. 

Nous ne souhaitons pas multiplier les contacts avec le client, mais au contraire optimiser ces derniers. Le but est au fond de répondre au besoin d'omnicanalité tout en réinventant la proximité. […] La grande force de ce dispositif d'abonnement, c'est qu'il est complètement duplicable, et ce quel que soit le business model.

- Dimitri Sculy-Logothéti, Head of food e-commerce (Monoprix)

 RédactriceMarie Toufflet

Les Petits Prödiges & Le Closet : comment allier responsabilité et plaisir ?

Proposer de nouveaux modes de consommation plus responsable tout en plaçant la dimension plaisir au cœur de leur stratégie, telle est la démarche entreprise par Ralph Mansour, CEO de Le Closet) et Clémentine Granet, co-fondatrice de Les Petits Prödiges. Pour les deux experts, la notion de plaisir est primordiale et est le driver des changements d'habitudes des consommateurs.

Autre point commun unissant les deux marques : l'usage prépondérant des canaux digitaux dans leurs stratégies, notamment pour connaître plus précisément le parcours client et optimiser ce dernier. Dans le cadre des Petits Prödiges, la marque est également présente dans certains points de vente physiques. Une présence que sa co-fondatrice explique par le fait que "ce canal rassure le consommateur quant à ce qu'il achète et permet entre autres de travailler la notoriété de marque."

Rédacteur : Mathieu Omanda

Balistik’Art : WTF NFT ?

Qu’est-ce donc que ce nouveau buzz word : NFT ? Il s’agit de l’acronyme de “Non Fongible Tokens”, un jeton numérique authentique, unique et infalsifiable, qui entre dans la blockchain. Ce concept a été pour la première fois fortement médiatisé en mars 2021, avec la vente record chez Christie's à 69 millions de dollars de l’oeuvre “Everydays : the first 5000 days” de Mike Winkelmann (alias Beeple). 

En parallèle, de plus en plus de jeunes de moins de 15 ans achètent des avatars dans des jeux vidéos, tandis que des investisseurs cherchent à diversifier leurs actifs en les digitalisant. Il suffit d’avoir un portefeuille numérique avec de la cryptomonnaie pour pouvoir acquérir un NFT. Les NFT peuvent également se retrouver dans les metaverses : ainsi une marque de beauté et cosmétique peut vendre ses produits en magasin, mais aussi dans les metaverses en virtuel comme le fait Nyx lors de la Crypto Fashion Week. 

L’année 2021 a été rythmée de moments forts autour des NFT :  de la vente en seulement 8 minutes à 3,5 millions de dollars de baskets RTFKT en NFT en février jusqu’à la cover de Vogue Singapour réalisée en NFT en septembre. Les ventes de NFT sont passées de 1,3 milliard de dollars au Q2 2021 à 10,7 milliards au Q3 2021. À suivre au Q4...

RédactriceClaire Plassart

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