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Metaverse & 3D Commerce : quelles applications concrètes en 2022 ?

Par : Claire Plassart
16 février 2022
Temps de lecture : 4 min
Chapo

Faut-il se lancer dans le metaverse ? Ce buzzword semble être dans toutes les bouches et toutes les annonces stratégiques de ce début d’année 2022. Or, le metaverse n’existe pas, du moins pas encore. Emmanuel Vivier, Co-Fondateur du HUB Institute, présente le 3D commerce sur la scène du HUBDAY Retail & E-commerce 2022.

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Le CES est chaque année l’occasion de prendre le pouls de la tech, et systématiquement un mot clé se dégage. Du Big Data en 2018, à la Blockchain en 2020, à l’IA en 2021, c’est le #metaverse qui s’est imposé en janvier 2022. Or, si beaucoup en parlent, il reste encore beaucoup de travail, tout n’est pas complètement prêt. Il faut se poser la question des priorités à donner : suivre le sujet, s’y intéresser et voire le tester est important, mais en 2022 il faut surtout s’atteler à l’agilisation de la supply chain, à la gestion des stocks, à l’unification de son service client, à la formation de son personnel de vente, au PIM/DAM… 

Pour Emmanuel Vivier, le metaverse ne sera que l’aboutissement d’un long chemin, donc certains ingrédients sont déjà disponibles : le 3D commerce se construit d’abord avec de la modélisation 3D, de l’AR et essayage virtuel, des avatars, et ensuite le monde complet avec le metaverse. 

1) Modélisation 3D : 

La création d'actifs visuels est accélérée avec l’essor du 3D commerce. Ainsi, la virtualisation du studio est possible avec Nfinite pour créer des visuels photo-réalistes ; Z-Weave génère des vêtements virtuels 3D à partir d’un patron ;  Plicar réalise un modèle 3D à partir d'une simple vidéo ; et So Real utilise la numérisation 3D pour créer des jumeaux numériques d’objet. Lalaland quant à lui peut générer à la demande des modèles en 3D. Ainsi, il est possible d’utiliser le double virtuel pour gagner du temps sur le merchandising. 

2) Réalité augmentée : 

L’AR permet de compenser l’impossibilité d’aller en magasin pour essayer, depuis chez soi, des lunettes, des vêtements, du maquillage ou une nouvelle coupe de cheveux. Ainsi, Modiface, 1ère startup tech rachetée par L’Oréal, permet de tester les teintes de maquillages en AR. De nombreuses autres solutions ont été repérées par le HUB Institute lors du CES et de la NRF pour configurer ses produits en 3D et permettre la projection en réalité augmentée. Un exemple notable est celui de Fitting Box, qui permet l’essayage virtuel de lunettes, y compris pour les porteurs de lunettes en les effaçant numériquement. 

3) Avatars :

Beaucoup de solutions se développent, notamment en Corée comme Mindslabs ou Deepbrain, pour modéliser les vendeurs et créer des avatars pour permettre des expériences immersives et interactives. En effet, la brique avatar sera essentielle pour le metaverse, et a été soulignée par Mark Zuckerberg : le metaverse va plus loin que la VR, et demandera des avatars fidèles et personnalisables pour s’adapter à l’évolution et aux envies de chacun. 

4) Metaverse : 

Emmanuel Vivier le souligne, il n’existe pas un seul métaverse unique : chaque espace a ses règles et est monétisable. Aujourd’hui, nombreuses sont les plateformes de jeu vidéo qui ont créé leur propre monde virtuel : Roblox, Fortnite, les Sims, Animal Crossing… on se souvient aussi de Habbo Hotel et de Second Life. Autant de plateformes qui s’apparentent à des miniverses, et qui fonctionnent en indépendance, sans interopérabilité pour le moment. 

Ainsi, derrière le mot metaverse, 4 grands domaines qui se mélangent : Gaming & 3D, AR, VR  et le jumeau digital. Pour arriver pleinement au concept de metaverse, il faudra travailler sur au minimum 13 barrières technologiques ! En effet, le metaverse ne passera pas seulement par la vue, mais aussi par le toucher, ou l’odeur. 

Au CES, plusieurs accessoires hardware sont déjà présentés pour amplifier l'expérience et permettre à l’ensemble du corps et des sensations d’intégrer l’espace virtuel.  

5) NFT :

Pour Emmanuel Vivier, un NFT est comparable à un cyber notaire : c’est un droit de propriété encodé dans la blockchain, qui peut être revendu, et qui permet une logique de smart contract avec des royalties reversées à chaque vente pour le créateur d’origine. 

La success stories à suivre est celle de RTFKT, qui a été racheté par Nike, et qui crée de la mode virtuelle. 

Plutôt que de parler de metaverse, qui reste encore largement à construire, Emmanuel Vivier préfère le concept de monde synthétique, qui mêle virtuel et réalité. Un véritable jumeau numérique du monde se construit, que ce soit dans le secteur de l’industrie 4.0, l’usine intelligente, la smart city, la cartographie ou encore la santé 2.0.


Retrouvez dès à présent l'ensemble des interventions du HUBDAY Future of Retail & E-Commerce 2022 en vidéo !

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Claire
Plassart
Senior Insights Analyst

Diplômée du Master 2 Communication Publique et Corporate de Sciences Po Lille, Claire se passionne pour les sujets innovants qui révolutionnent le monde des entreprises. Elle s’appuie sur son expertise et une veille rigoureuse pour décrypter les nouvelles tendances et anticiper leurs conséquences pour les marques au travers des rapports de tendances HUBREPORTS.