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Weborama Luc Vignon Mikim Chikli

Disparition des cookies tiers: une opportunité pour regagner notre souveraineté.

Par : Victor Lepoutre
25 mai 2022
Temps de lecture : 4 min
Chapo

La fin des cookies tiers prévue pour fin 2023 voit émerger de nouvelles règles du jeu pour les annonceurs, que les GAFAs tentent d’assister grâce à des outils simples, économiques, performants et donc attrayants. Alors, parmi les interrogations, nombreuses : quel rôle avons-nous localement pour permettre l’émergence d’un écosystème souverain? Réponses de Luc Vignon, DGA en charge de la Transformation Digitale de 366  qui échangeait avec Mykim Chikli, CEO EMEA de Weborama, sur la scène du HUBDAY Data & IA for Business.

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En application depuis 2018, le RGPD offre plus de protections et de garanties pour les citoyens, et donc plus de restrictions pour les sociétés qui exploitent leurs données. Depuis, les GAFAs se mettent petit à petit au diapason, en bannissant les cookies tiers de leurs navigateurs, et en proposant davantage de contrôle de leurs données à leurs utilisateurs sur mobiles. Ces mesures laissent présager d’une plus faible couverture et un ciblage moins précis pour les annonceurs.

Pour permettre de se plier aux nouvelles règles du jeu, les GAFAs proposent des outils simples, économiques et performants… Mais le choix de ces outils n’augure-t-il pas une forme de dépendance, un risque de concentration accrue du marché et par conséquent de souveraineté des géants américain du web ?

Quel rôle avons-nous localement pour permettre l’émergence d’un écosystème souverain?

- Mykim Chikli, CEO EMEA, Weborama  
 

La disparition des cookies tiers laisse présager d’un changement de paradigme, s’accordent à dire Mykim Chikli et Luc Vignon, directeur général adjoint de la régie 366, une SaaS filiale de tous les groupes de presse quotidienne régionale (PQR) en France dont il est en charge de la transformation digitale.

Luc Vignon voit dans la fin des cookies tiers une opportunité de maîtrise de la technologie de mise en œuvre des campagnes publicitaires. En effet, si les cookies tiers vont disparaître, les cookies first restent. Ces cookies émis directement par le site visité resteront autorisés. Ils représentent une opportunité de récupérer de la valeur pour les sites de la presse quotidienne régionale qui rassemblent 36 millions de visiteurs uniques, explique Luc Vignon. Une révolution ? Oui s’il y a un changement de gouvernance répond l’expert. “Souhaitons, que la souveraineté retrouve un peu de proximité et qu’on ne dépende plus d’une technologie sur laquelle nous n’avons aucune maîtrise et qu’on ne fait que subir”. La presse quotidienne régionale peut compter sur ses 35 000 contenus éditoriaux par jour. Pour Luc Vignon, il faut protéger et développer la valeur associée à ce contenu.

“Le contenu, c’est la nouvelle data, c’est ce nouvel or noir”

- Mykim Chikli, CEO EMEA, Weborama  
 

366 utilise des outils fournis par Weborama pour valoriser les contenus et mieux les organiser grâce à des intelligences artificielles et des moteurs sémantiques. Ces techniques permettent de mieux organiser les contenus et de les mettre à disposition des annonceurs de façon maîtrisée et assumée dans le respect des consommateurs.

“Les internautes acceptent une publicité qui a du sens mais ils n’acceptent pas d’être traqués”

- Mykim Chikli, CEO EMEA, Weborama  
 

Pour Luc Vignon, cette “révolution” s’applique à tous les acteurs du web marketing, y compris les annonceurs. Tous sont dans le même besoin de respect du consommateur et de proposition de valeur. Il faut cependant avoir une compréhension plus éclairée de la valeur ajoutée et savoir quel outil on va utiliser pour l’obtenir.

“Un partenaire est une personne avec qui on construit un écosystème dans la durée et dans l’accompagnement”

- Luc Vignon, DGA en charge de la Transformation Digitale de 366  
 

L’enjeu pour Luc Vignon, est de faire en sorte que les lecteurs de sites d’éditeur de presse soient clients de leurs contenus, mais aussi de leurs annonceurs.  Il faut qu’il y ait une continuité dans l'expérience du consommateur rappelle l’expert. "Il faut aussi et surtout soigner le lien de confiance qui existe avec les clients et donc maîtriser la manière dont on lui expose du contenu qu’il soit éditorial ou publicitaire” explique Luc Vignon. Proposer une publicité moins intrusive, c’est aussi respecter le modèle des actionnaires. La publicité ne représente que 20% du business modèle des éditeurs de PQR. 80% de ce modèle repose sur de l’accès à du contenu payant. Un client qui paye cher l’accès à ce contenu recevra une pression publicitaire moindre. Il bénéficiera aussi de formats publicitaires différents, qui respectent l’ambition des éditeurs de presse régionale d’informer le client.

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