Raphaël Briner, Elium : « Les RSE révèlent les initiatives et fédèrent les entrepreneurs »

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Préparez votre entreprise au futur de travail dès maintenant : c’est l’ambition du Knowledge Tour, une conférence interdisciplinaire organisée à Paris ce jeudi 17 mai par la startup Elium, une plateforme de collaboration pour les organisations apprenantes. A l’initiative du projet, on retrouve l’entrepreneur et le designer Raphaël Briner, également en charge de la stratégie d’Elium. Ce passionné du partage de connaissances et des enjeux organisationnels est l’auteur du « Knowledge Sharing Canvas », outil de workshop et modèle de pensée sur la connaissance circulaire, véritable défi à l’ère des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle. Interview.

Quel est le mot le plus important pour vous dans « transformation digitale » ?

Si le digital peut amener l’entreprise à mieux se transformer, alors digital. Si la transformation de l’entreprise permet non seulement à celle-ci de tirer le meilleur du digital mais également d’amener l’entreprise à une nouvelle étape d’excellence, à savoir respectueuse non seulement auprès de ses clients mais également auprès des citoyens, alors oui j’opte pour transformation. La responsabilité, c’est le chemin que les grands groupes européens prennent, certains après avoir pris le mur comme Siemens ou Volkswagen, d’autres par anticipation de futures nouvelles contraintes réglementaires, et certaines parce qu’elles ont compris qu’il y avait d’énormes opportunités non seulement dans le digital mais également dans le développement durable. Tout l’enjeu est donc d’amener plusieurs chantiers en parallèle, de gérer la complexité et de créer des ponts entre les objectifs.

En parlant de ponts, qu’est-ce que pour vous une collaboration à l’échelle de l’entreprise ?

Cela nous fait revenir à la première question… Les plateformes de collaboration et intranet sociaux en entreprise sont de véritables potentiels accélérateurs dans le sens où ils permettent de révéler les initiatives et fédérer les intrapreneurs. Cela demande par contre une conscience que le temps passé sur ses plateformes est au bénéfice de l’organisation et pas seulement au bénéfice d’un département ou d’une équipe. Vu qu’on demande de faire plus avec moins de ressources, certaines sociétés ne comprennent justement pas qu’il y a de sérieuses économies à faire avec ses plateformes, notamment dans la réutilisation de bonnes pratiques. Chez Elium, on peut observer différents cas d’usages et cultures d’entreprise.

Force est de constater que l’engagement est aussi tributaire de l’état d’esprit de la direction. Celle-ci doit insuffler une spirale positive et une conviction non seulement dans la technologie mais aussi dans l’humain. Aussi, cet état d’esprit collaboratif doit être perméable au feedback de son écosystème. Le marché n’attend pas. Il est de plus en plus volage à cause du digital. D’où l’importance de mettre marketing, sales, services et produit dans un vrai mode collaboratif. Et d’apprendre aux employés à communiquer de façon pertinente et intelligente, à avoir des chats ouverts, des grands flux et des contenus indexés quand c’est nécessaire.

En quoi l’intelligence artificielle peut-elle aider l’employé dans son travail quotidien ?

L’IA va venir aider sur des centaines de tâches très spécifiques. Certains processus vont être complètement transformés, d’autres simplement augmentés. Le champ du possible est énorme et les externalités également. Cela veut dire que les RH vont être très sollicités car des nouvelles questions vont se poser sur la table, à l’image de la RGPD.

Est-ce que l’employé consent à être mesuré sur telle activité, sur tel objectif, etc. ? Après avoir dématérialisé et automatisé, que ce soit sur les chaînes de production ou des flux transactionnels, on va littéralement apprendre à déléguer à l’IA des activités intellectuelles et communicationnelles. Entre les biais de l’humain et les limitations de l’IA, ça ne veut pas dire que cela va fonctionner au top dès les premiers pilotes. Il va falloir de la patience, non seulement se mettre en posture de “test & learn” mais surtout co-développer une vraie vision stratégique qui inclut les inconnues et la complexité de la réalité terrain dans l’équation. J’organise d’ailleurs une conférence qui s’appelle le Knowledge tour pour avoir une vision globale des compétences et des attitudes à développer et à intégrer rapidement pour devenir réellement une entreprise du XXIème siècle.


[Save the date] The Knowledge Tour, jeudi 17 mai

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Et si votre organisation était plus agile, responsable, apprenante et quantifiée ?

C’est les 4 grandes thématiques du Knowledge Tour, une conférence interdisciplinaire organisée par la startup Elium. Le programme propose non seulement des keynotes de SNCF ou InExtenso, mais également de nombreux panels avec des entrepreneurs, des scientifiques, experts en neurosciences et bonheur au travail. Quelques places gratuites sont encore disponibles avec le code KT-HUB50 !

Le programme au complet
www.theknowledgetour.com/agenda

Quelques mots de la part de Raphaël Briner, organisateur de la journée
https://youtu.be/KbBJ3VN8yeE

 

 

HUB Institute Co-Founder, Digital Marketing & Innovation Expert

HUBDAY Future of Daata, CRM & Programmatic