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Les banques placent tout sur l'IA - Les grands enjeux (1/3)

Par : HUB Institute
1 juin 2018
Temps de lecture : 2 min
Chapo

Venues très tôt vers l’IA, notamment par le truchement de leur activité de finance, les banques ne sont toutefois pas à l’abri de disruptions provoquées de toutes parts par les « fintech » et autres « néo-banques ». Pour les combattre, les banques n’ont pas d’autres solutions que d’utiliser les mêmes armes. Et c’est encore l’IA qui apporte des réponses aux menaces en cours.

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Les banques avec leurs activités financières ont toujours profité des dernières avancées en matière d’algorithmes avec l’utilisation d’une très grande diversité de données (secteur, zone géographique, performances passées, volatilité, etc.). L’utilisation conjointe de l’IA et d’infrastructures à haute performance (câbles sous-marins) réalise des prouesses concernant le trading dit à haute fréquence. Le trading algorithmique et trading haute fréquence consiste à anticiper les mouvements de prix, de manière profitable.

Le principe est simple : les participants de marchés rapides apprennent rapidement de leurs erreurs. Ils perdent de l’argent sur de nombreux ordres boursiers de petite taille, puis génèrent des profits importants sur des ordres de plus grande taille. Un trader utilise ainsi ces petits ordres "exploratoires" pour obtenir de l’information ayant de la valeur. Dès lors, les traders "lents" sont plus exposés aux risques de sélection adverse de leurs ordres que les traders "rapides". La vitesse de fonctionnement de trading haute fréquence est de l’ordre de la nano seconde. Il est alors possible d’opérer un million de transactions à la minute.

Nouveau call-to-action

Inutile de dire que l’automatisation des marchés financiers est totale (transactions uniquement de machine à machine). Toutefois, tous les services bancaires ne sont pas logés à la même enseigne. Les activités de gestion d’actifs des banques sont menacées par des plateformes de conseils en investissements automatisés. C’est au travers d’interfaces conviviales et low cost que des conseillers robots ou robot-advisors proposent désormais de construire et de gérer des portefeuilles d’actifs. Ces FinTech (pour Financial Technology) ne sont pas à prendre à la légère. Elles géraient, au début de l’été 2016, 20 milliards de dollars d’actifs aux États-Unis.

Faut-il craindre que le développement de ce type de services et leur déploiement au sein de réseaux bancaires classiques remettent en cause la nécessité de mettre à disposition des conseillers bancaires dans les agences ? Rien n’est certain car la présence d’humains restera l’un des éléments clés de différenciations avec les néo-banques à l’image d’un Orange Bank dont l’activité n’est essentiellement opérée que grâce à des apps mobiles. Sans compter que les banques ont d’autres défis à relever comme la détection des risques d’attrition, l’augmentation du panier moyen ou bien l’amélioration de ses compétences humaines. Autant d’éléments qui nous rappellent que la banque est avant tout une activité de commerce.