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L’IA, l’espoir d’une industrie en cours de redéfinition : à toute allure, vers l’usine du futur - Les cas de Schneider Electric, Bosh et SNCF (2/3)

Par : Thierry Derouet
2 juin 2018
Temps de lecture : 2 min
Chapo

Depuis novembre 2016, Schneider Electric propose une architecture appelée “IoT EcoStruxure” laquelle s’appuie sur sa plateforme logicielle Wonderware qui équipe 100 000 sites industriels.

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Cette “IoT EcoStruxure” est utilisée dans la gestion à distance d’une ferme solaire au Nigeria. Le projet a été déployé en 2016 et permet d’accéder, via une interface web, à tout un tas d’indicateurs clés de performance réunis sur un même tableau de bord. Le cloud permet d’analyser les données envoyées par les équipements pour faire de la maintenance préventive et il confère aussi la possibilité à l’administrateur d’accéder à une télémétrie très fine sur chaque indicateur. Les comportements anormaux sont automatiquement détectés grâce au machine learning.

Le site de Bosch Mondeville est pilote en matière d'industrie 4.0. Ce site propose ainsi un assistant de production sur terminal mobile

L'usine embarque une batterie de technologies innovantes pour assurer le réapprovisionnement de pièces, des tags pour fluidifier la chaîne logistique, des capteurs pour monitorer la production en temps réel et effectuer de la maintenance prédictive, un atelier pilote sur l'impression 3D et même un incubateur interne. Innovation plus marquante, son système "Active assist" qui, sur un poste de travail, guide l'opérateur grâce au suivi de ses mouvements. Ce dernier reçoit des instructions sur une tablette et, via des projections lumineuses, est prévenu automatiquement s'il fait une erreur dans le processus de fabrication. Cet outil permet à des opérateurs de s'auto-former rapidement à de nouvelles procédures et méthodes de fabrication. Signalons que Bosch Mondeville a la charge de la production de la nouvelle version des « stations bases » du réseau Sigfox ou encore les enceintes haut de gamme de la marque française Devialet.

Nouveau call-to-action

Le 12 avril 2016, la SNCF a annoncé le déploiement de capteurs tout au long de ses 50 000 kilomètres de voies, dans les 40 000 centres techniques, sur les 2 200 systèmes d’aiguillage, et dans l’ensemble des gares et des rames de son réseau

L’objectif d’une telle opération ? Tout simplement, améliorer sa maintenance. « L’internet industriel va améliorer le service client, en réduisant les pannes, les délais, les retards et les incidents de toute nature, tout en améliorant la compétitivité du train par rapport aux autres modes de transport car il réduit les coûts de maintenance du matériel et des voies de façon très importante. On parle d’économies de 10, 20 voire 30 % », a indiqué Guillaume Pepy, président de la SNCF lors de cette annonce.

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Thierry
Derouet

Journaliste / consultant en communication digitale, Thierry Derouet effectue une veille depuis son poste d’observation depuis plus d’une vingtaine d’années sur les évolutions technologiques et leurs applications au sein d’environnements B2C/B2B.

Journaliste / consultant en communication digitale, Thierry Derouet effectue une veille depuis son poste d’observation depuis plus d’une vingtaine d’années sur les évolutions technologiques et leurs applications au sein d’environnements B2C/B2B.

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