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Linagora conseille de s'inspirer des GAFA pour proposer une expérience d'utilisation positive des services publics

Par : Marion Letorey
11 décembre 2019
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Passer directement à l’open smart city ! À travers l’exemple de la ville de Montréal, Alexandre Zapolsky, Président du Linagora et membre du Conseil National du Numérique partage sa profonde conviction que “la ville intelligente doit être libre et ouverte”.

  • Avec Linagora, il accompagne les grands utilisateurs dans l’adoption de l’open source et conçoit des nouveaux services éthiques et open by design, c’est-à-dire très protecteur des données et accessibles à tous types de contributeurs. Pour lui, entre GAFA et BATX une 3e voie est possible. Il est possible de bâtir des services numériques basés sur des principes simples dans l'intérêt de l’ensemble des citoyens.
     
  • En effet, les utilisateurs de services de la ville sont peu ou prou les mêmes que ceux de Google ou Amazon. Le même niveau de service et d’expérience utilisateur est attendu pour les services de citoyenneté numérique. L’enjeu autour d’une expérience sans couture, fluide et personnalisée tout en conservant la priorité d’un traitement respectueux des données et de la protection de la vie privée est central.
     
  • Alexandre Zapolsky revient sur son expérience de la refonte des services de citoyenneté numérique de la ville de Montréal. La ville a dû rattraper sa dette technique, car son héritage informatique ne lui permettait pas de proposer des services répondant aux exigences de ses utilisateurs. En adoptant une stratégie open source first et un cahier des charges qui repart de zéro, la ville a recréé un écosystème dans lequel elle travaille avec ses partenaires puisque l’enjeu est de générer des services ouverts et personnalisables.
     
  • Il faut ouvrir vos codes sources”, précise Alexandre Zapolsky. “Le véritable enjeu n’est pas de créer un modèle open data mais d’ouvrir vos services numériques.”
     
  • Les entreprises et les individus sont également des partenaires de la ville à prendre en considération, eux aussi participant à l’évolution des systèmes existants. Il faut déployer des plateformes qui permettent de collecter l’information et créer les conditions technologiques qui permettront cette évolution.
     
  • Il conclut avec l’exemple de la ville d’Hanoi, qu’il qualifie de "sustainable smart city", et indique qu'aujourd'hui on sait reproduire et développer ces modèles de villes intelligentes, ouvertes et durables, sur tous les continents et que c’est donc possible de le faire partout en France.