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L’avenir des Champs-Elysées

Par : Thibault Deschamps
11 décembre 2019
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En matière d’aménagement, Jeanne d’Hauteserre, maire du 8e arrondissement de Paris, est l’exemple type des difficultés auxquelles font face les élus aujourd’hui. Abritant l’un des joyaux de Paris : les Champs-Élysées, ce dernier doit être tous les ans rénové après le passage du défilé du 14 juillet. Un gouffre financier qui rend difficile tout autre projet, dans un contexte de réduction des budgets d’investissement.

  • « Les Champs-Élysées s’étendent sur 2 kilomètres et concentrent pourtant près de 40 000 habitants, ainsi que 70% des salariés du 8e. Il s’agit d’un cœur économique. »
     
  • « Les Champs sont aussi un lieu de visite très prisé. Nous comptons chaque jour entre 300 et 600 000 piétons. Lors des fêtes de fin d’année, cela dépasse le million. Les voitures ne sont pas en reste avec près de 60 000 par jour… On a presque une autoroute urbaine et nos locaux réclament depuis longtemps la réduction de l’espace alloué aux automobiles. »
     
  • Sous Chirac, les Champs-Élysées abandonnent notamment les contre-allées routières pour les piétonniser. Depuis, la mairie du 8e arrondissement essaye d’aller plus loin et étudie notamment des projets réduisant les routes à deux voies de circulation, et augmentant les espaces verts.
     
  • Problème, les plans d’aménagement proposés se heurtent régulièrement à l’obligation des Champs-Élysées d’être suffisamment larges et routiers pour laisser passer les chars et le cortège militaire du défilé du 14 juillet. Ce dernier provoque inexorablement des frais de réparation des infrastructures routières : « il s’agit de routes pavées qui donnent leur style aux Champs-Élysées, mais les pavés sont sans cesse descellés. »
     
  • Pour continuer de faire évoluer son aménagement, tout en assumant son rôle de gardien des Champs-Élysées, la mairie du 8e doit parvenir à optimiser son budget qui est lui-même décidé par la Mairie de Paris. « Il est impossible de tenir l’ensemble de nos objectifs à partir de l’argent public, c’est pourquoi nous sommes aussi à l’écoute des mécènes privés. »