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Angers et Suez démontrent que l'intérêt du citoyen passe par l'alliance du public et du privé

Par : Maxime Tricoire
11 décembre 2019
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Alors que les projets de villes intelligentes se multiplient autour du globe, un constat s’impose : les villes ne peuvent réussir seules. Nombreuses sont celles qui n’hésitent ainsi plus à intégrer pleinement des acteurs extérieurs à la municipalité. C’est par exemple le cas des villes d’Angers et de Dijon, qui ont fait le choix de pleinement impliquer Suez dans leurs projets de transformations. Bruno Hervet, Executive VP Smart & Resourceful Cities de Suez, nous livre son retour d’expérience.

  • « Les infrastructures ne sont pas forcément au cœur des problématiques de la smart city ». C’est avec cette phrase-choc que Bruno Hervet amorce son intervention. Pour lui, si la technologie reste importante, il faut avant tout se focaliser sur l’usage et les fonctionnalités qu’offrira cette dernière aux villes et à leurs habitants.
     
  • Les villes sont aujourd’hui confrontées à un nombre croissant d’enjeux. Parmi eux : des enjeux d’attractivité (emploi), renouvellement des populations (vivre-ensemble), nouvelles attentes des citoyens (plus de consultation et d’implication). Des enjeux d’autant plus difficiles à adresser que les collectivités ont vu leur financement baissé ces dernières années. « Faire plus avec moins, c’est justement l’enjeu au cœur de la smart city. » Explique Bruno Hervet.
     
  • Pour l’expert, tout bon projet de Smart City passe d’abord par une destruction des silos existant au sein de la ville. Vient ensuite la capacité à innover qui, pour Bruno Hervet, ne tient pas tant à la technologie déployée, mais bel et bien à la performance de celle-ci et à sa capacité à reposer un business model solide.
     
  • Pour Bruno Hervet, le principal risque concernant l’usage de la data n’est pas technologique, mais réside dans sa capacité à rompre le lien de confiance entre citoyens et élus « Le risque, qu’il soit réel ou simplement perçu, peut mettre à l’arrêt tous les usages et projets digitaux de la ville » rappel-t-il « Nous ne sommes peut-être que des prestataires, mais nous sommes pleinement responsables de ce lien de confiance. »