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Véhicules autonomes : qui est le plus fiable ?

Par : Loris Gendreau
19 mars 2019
Temps de lecture : 1 min
Chapo

Alors que Google a ouvert au public son service de taxis autonomes Waym One, il semble pourtant qu’une majorité d’Américains (71%) a encore peur de la voiture autonome, d’après un sondage réalisé par l’American Automobile Association. Alors qu’en est-il de la fiabilité des véhicules déjà testés sur le marché ? Le point, avec l’infographie de la semaine.

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infographie
En partenariat avec Statista

C’est aux États-Unis que le développement de la voiture autonome est le plus soutenu, notamment dans les États de Californie, Arizona, Floride, Pennsylvanie, Michigan, où les tests de véhicules sans chauffeurs sont d’ores et déjà autorisés sur la voie publique. Ces tests permettent notamment d’étudier le nombre de kilomètres parcourus sous autopilotage avant que l’humain n’ait à reprendre le contrôle du véhicule (désengagement).

Ainsi, les véhicules Waymo (appartenant à la maison mère de Google : Alphabet) et de Cruise Automation (startup détenue par General Motors et Softbank) ont été les plus autonomes en 2018. La première a pu accomplir près de 17 847 kilomètres sans l’aide du conducteur sur un parcours total de 1,93 millions de kilomètres (soit 0,92% d’autonomie totale). La seconde a roulé près de 8328 kilomètres en autonomie pour un trajet total de 720 374 kilomètres (1,16%).

En revanche, Apple, dernier du classement, enregistre un résultat décevant. Avec 1,8 kilomètres d’autonomie sur un parcours de près de 130 000 kilomètres (soit moins de 0,002%). Un résultat certes flagrant, mais à nuancer en prenant en compte les paramètres des programmes de test de chaque véhicule, fluctuant selon les marques. Des facteurs tels que la complexité de l'itinéraire emprunté ou la prudence excessive du conducteur peuvent jouer sur ces résultats.

Finalement, les USA sont omniprésents dans ce classement alors que les grands acteurs Allemands dominent la R&D en la matière (avec des sociétés telles que Bosch et ses 958 brevets pour la voiture autonome). Un fait qui s’explique notamment par le cadre légal plus contraignant en Europe pour mener les tests sur la voie publique.