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Végétalisation urbaine : 5 innovations qui cultivent l’avenir

Par : Nathalie Marx
14 janvier 2020
Temps de lecture : 3 min
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Les deux-tiers de l’humanité habiteront dans des villes d’ici 2050. Un défi démographique, mais également écologique pour des villes qui doivent s'adapter au changement climatique. Et selon le GIEC, les infrastructures vertes présentent de nombreux avantages : amélioration de la qualité de l’air, régénération des centres-villes, bénéfices psychologiques…). Quand la végétalisation urbaine rend les villes plus résilientes. Tour d'horizon. 

 
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A Mexico, le Via Verde Project couvre les piliers d’autoroutes de jardins verticaux

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©Via Verde Project

C’est l’une des plus grandes initiatives de végétalisation urbaine au monde. A Mexico, le Via Verde Project consiste en la couverture des piliers du périphérique par 60 000 mètres carrés de jardins verticaux connectés, disposant de leur propre système d’irrigation. Objectif de cette initiative distinguée par le World Economic Forum : réduire la pollution de l’air et les nuisances sonores dans l’une des capitales les plus polluées de la planète.

Créateur de 250 emplois directs et 750 emplois indirects, cette réalisation de l’architecte Fernando Ortiz Monasterio est financée par des sponsors qui bénéficient d’espaces publicitaires tous les 10 piliers et propulsent l’une des villes les plus sales du monde au rang de smart city pionnière en matière de Green Tech.

 

La plus grande ferme urbaine d’Europe verra le jour à Paris en mai

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©Viparis-Valode & Pistre Architectes

Une vingtaine de maraîchers y cultiveront bientôt plus d’un millier de fruits et légumes par jour. A 20 mètres du sol, le toit du Pavillon 6 du Parc des Expositions (Paris 15e) accueillera bientôt la plus grande ferme urbaine d’Europe : le projet NU pour « Nature Urbaine ». Cette réalisation des architectes Jean Pistre et Denis Valode pour Viparis sera exploitée par Agripolis et Cultures en Ville.

Parmi cet écosystème potager organique et high tech de 14 000 m2,135 parcelles de 1,80 m² chacune seront destinées aux riverains. Ambition de NU : faire de cette ferme urbaine un modèle en matière de production responsable et de résilience urbaine.

 

Lowline Park, premier parc souterrain du monde, verra le jour à New York en 2021

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©The Lowline

Il a l’ambition de rendre la ville de New York « plus verte, plus vivable et plus belle ». Lowline Park, le premier parc souterrain du monde, devrait ouvrir en 2021 dans une station de tramway désaffectée de Manhattan. A l’abri du tourbillon de la ville, la végétation poussera grâce à des paraboles réfléchissantes reliées à des câbles de fibre optique capables de redistribuer la lumière solaire.

Imaginé par James Ramsey et Dan Barasch, Lowline Park a déjà fédéré autour de lui une communauté de plus de 2 500 contributeurs qui ont engagé plus de 200 000 $ pour soutenir ce projet sur la plateforme de crowdfunding Kickstarter.

 

La première forêt verticale d’Asie s’élèvera en Chine

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©Stefano Boeri Architetti

Après Milan et Lausanne, c’est dans le district de Nankin (ou Nanjing) que s’élèvera bientôt la première forêt verticale d’Asie. Réalisations de l’architecte italien Stefano Boeri, deux immeubles-forêts couverts de centaines d’arbres contribueront à regénérer la biodiversité locale et à piéger 18 tonnes de CO2 par an tout en produisant plus de 16 tonnes d’oxygène.

Le cabinet Stefano Boeri Architetti prévoit de continuer à développer son projet d’immeubles-forêts à travers le monde, en particulier dans les villes chinoises de Shijiazhuang, Lishui, Liuzhou, Guizhou, Shanghai and Chongqing.

 

Les « super-arbres » de Singapour produisent de l’énergie verte

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©Flickr Khairul Nizam

À Singapour, 18 arbres artificiels de 25 à 50 mètres de haut abritent des milliers de plantes tropicales, dans les Jardins de la Baie, depuis juin 2012. Protéger la biodiversité n’est pas la seule fonction de cette interprétation de la forêt équatoriale par le cabinet d'architecture britannique Grant Associates.

À l'instar de véritables feuillages réalisant la photosynthèse, ces gardiens d’un monde durable alimentent aussi les serres voisines en électricité grâce à des panneaux photovoltaïques.

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Nathalie
Marx
Consultante éditoriale

Diplômée du CFJ, Nathalie Marx a été journaliste de presse écrite pendant une dizaine d’années avant de devenir conceptrice-rédactrice pour le compte de grands groupes, de startups et de tous types d’organisations, pourvu qu’elles aient un impact positif.

Également auteure, elle fait partie des contributeurs des deux dernières éditions de Communicator, "la bible de la communication" publiée par Dunod sous la direction d’Assaël Adary, Céline Mas et Marie-Hélène Westphalen.