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Suez : l’air, un enjeu environnemental majeur du 21e siècle

En France, la pollution de l’air représente la troisième cause de décès prématurés, comptabilisant 48000 morts chaque année. D’après l’UNICEF, 75% des enfants respirent un air pollué. Cette pollution atmosphérique engendre des coûts à hauteur de 100 milliards d’euros chaque année pour l’économie française. Jérôme Arnandis, vice-président Air Solutions chez Suez nous incite à rester positifs car il existe des actions mises en place face à ce bilan alarmant.

Lorsqu’il s’agit d’améliorer la qualité de l’air, Suez distingue 3 thématiques :

  • Traiter les odeurs : pour améliorer la qualité de vie et l’attractivité des territoires,
  • Traiter les polluants : afin d’assurer la santé publique,
  • Réduire les émissions de gaz à effet de serre : pour préserver les générations futures.

Ainsi, la véritable question que l’on se pose en France et dans le monde est : comment peut-on améliorer la qualité de l’air en zone urbaine ?  Pour y répondre, Suez a mis en place une chaîne de valeur identique pour chacune des thématiques, destinée à leur clients, industriels et collectivités :

  • Réaliser un diagnostic des polluants à traiter sous forme de cartographie,
  • Mettre en place des actions pour limiter l’impact de la pollution,
  • Réaliser une modélisation 3D qui va cartographier la qualité de l’air en continu,
  • Prédire et prioriser les plans d’actions et leur impact. 

3 solutions iconiques mises en place par le groupe Suez 

Le monitoring en temps réel de la qualité de l’air des cinq ports des Baléares.

125 capteurs ont été placés au sein des ports. Les informations relevées en temps réel par ces capteurs vont permettre à Suez d’instaurer un plan d’action. Le but est d’améliorer l’impact du trafic maritime et routier sur la qualité de l’air. La première étape consiste à identifier les principales sources de pollution afin de mettre en place, dans un second temps, des mesures incitatives et des réglementations qui vont améliorer l’impact des émissions produites.

Amélioration de la qualité de l’air du métro

Une expérimentation a été menée pendant deux ans, conjointement avec la RATP et la région Île-de-France. Une installation " IP’AIR " a été placée sur le quai de la station Alexandre Dumas. Ce dispositif est composé de deux caissons qui vont traiter les particules d’air pendant 6 mois. Cette solution innovante combine une modélisation 3D des flux d’air avec un système de filtration, tout en prenant en compte la gestion des déchets produits par ce procédé. La pollution provient du freinage des métros et du frottement du système roulant sur les rails. " Aujourd’hui cette solution a fait ses preuves ", et c’est pourquoi Suez souhaite " l’élargir et la proposer non pas sur une station, mais sur une ligne ou sur un réseau de métro global " en France et dans le monde.

 Amélioration de la qualité de l’air des écoles

Une solution dédiée aux écoles a été inaugurée en septembre 2020. Il s’agit d’une installation similaire à celle mise en place dans la station de métro. Ce caisson embarque une dizaine de brevets et combine plusieurs solutions qui vont non seulement capter la pollution de particules fines, mais également du dioxyde d’azote et des composés organiques volatils. Ce large spectre de traitement garantit une bulle d’air pure autour du dispositif " à la fois dans une école, un gymnase et probablement, demain, dans un hall de gare ou dans un aéroport ".

Rédactrice : Lina Nader