We Don’t Need Roads : Révolution digitale, révolution durable... Comprendre pour ne pas répéter les mêmes erreurs

Le contexte actuel a motivé et accéléré la transformation digitale des entreprises, également confrontées à des consommateurs plus exigeants qui n’hésitent pas à se tourner vers des marques plus responsables. Maud Mielvaque Thévenot, co-fondatrice de We Don't Need Roads - une équipe déterminée à concilier croissance économique et nouveaux modèles positifs et durables pour les entreprises - nous délivre de précieux enseignements pour une révolution digitale et durable qui soit réussie et pérenne.

Le temps du bla-bla est terminé, il faut une action ambitieuse, audacieuse et collective.

- Maud Mielvaque Thévenot, co-fondatrice (We Don't Need Roads)

Il est nécessaire de bien définir les termes de l’expression "révolution digitale" précisés comme "la révolution du business dans un monde digital" par Maud Mielvaque Thévenot. Une révolution qui a révélé un manque de transversalité au sein des organisations et un manque d’anticipation des besoins des consommateurs. Quelques constats révélateurs de cette nouvelle ère :

  • La fin des barrières à l’entrée et l’ère du Micro Multinational : de nouveaux business s’imposent et disputent les grands groupes
  • Fast Beat Big : une utilisation pertinente et agile de la data pour pouvoir piloter et adapter son offre.
  • Un consommateur qui a muté : devenu un véritable expert qui communique avec la marque, doublé d’un acteur exigeant qui doit être au centre des décisions

Quant à la révolution durable, elle est "la révolution du business dans un monde qui sera par nécessité durable si nous voulons continuer de vivre" selon Maud Mielvaque Thévenot. L’organisation interne des entreprises est encore trop cloisonnée, il est nécessaire de donner la parole aux experts et de repenser les organisations de manière agile et flexible. Cette révolution durable n’est pas récente, "En fait ça fait des décennies que c’est sous-jacent, il faut juste être bien connecté" explique Maud Mielvaque Thévenot. 

Les grandes entreprises et les GAFAM donnent l’exemple et changent de cap dans l’action climatique. Selon Maud Mielvaque Thévenot, une étude récente de la société Fast-Up Partners montre que "26% des responsables innovations interrogés plaçaient l’impact social et environnemental comme critère de décision de l’innovation". Un chiffre encore trop faible même après la crise du COVID-19, il est donc crucial d’adapter les stratégies aux enjeux actuels pour pérenniser son business et répondre à un problème global.

Rédactrice : Isabeau Simon