Le Bon Samaritain : La communauté au cœur de la lutte contre l’arrêt cardiaque

Par : Maxime Tricoire
10 décembre 2020
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Autour du globe, l’intégralité des services de santé s’avère être sous tension. En résultent parfois des décès qui pourraient être évités. Paul Cardel, fondateur de l’association Le Bon Samaritain, était présent sur la scène du Sustainable Paris Forum. Il revient sur le rôle que peut jouer le citoyen en cas d’urgence médicale.

  • Chaque année, 50 000 personnes meurent d’un arrêt cardiaque en France, ce qui en fait l’une des principales causes de mortalité du pays. "L’ennemi dans ce type de situation, c’est le temps. On estime que chaque minute passée après l’arrêt cardiaque réduit de 10% les chances de survie. Or, en France, les secours arrivent en moyenne 12 minutes après ce dernier" explique Paul Dardel. Pour lutter contre la situation, l’ancien urgentiste a fondé Le Bon Samaritain, une association permettant la mobilisation des citoyens. 
     
  • À travers son application "Staying Alive", Le Bon Samaritain propose aux citoyens, qu’ils soient formés aux premiers secours ou non, de gagner de précieuses minutes. À partir de l’application, les secours peuvent géolocaliser les utilisateurs et leur signifier une urgence à proximité. Ces derniers sont alors invités à se rendre sur place pour dispenser un massage cardiaque ou pour apporter un défibrillateur en attendant l’arrivée des professionnels de santé. Ils sont alors considérés comme étant des collaborateurs occasionnels du service public, et sont ainsi assurés en cas de problème. "Dans le cas d’un arrêt cardiaque, il vaut mieux mal faire que ne rien faire" indique Paul Dardel.
     
  • Créé il y a 5 ans, Le Bon Samaritain est aujourd’hui présent dans 60 départements et a déjà formé près de 110 000 personnes aux gestes de premiers secours. L’application "Staying Alive" a été téléchargée par près d’1,5 million d’utilisateurs et ces derniers sont intervenus sur près de 8 000 arrêts cardiaques. "Une étude que nous avons menée montre que, en Île-de-France, le taux de survie en cas d’arrêt cardiaque double en fonction de la présence ou non d’un de nos utilisateurs." explique Paul Dardel 
     
  • "On ne peut malheureusement pas mettre une ambulance à chaque coin de rue, mais on peut mobiliser les citoyens et les entreprises" explique Paul Dardel. "Nous ne vivons que du mécénat. Les entreprises peuvent bien sûr nous soutenir financièrement, mais également en nous aidant à recruter parmi leurs collaborateurs." Et ce dernier de conclure "Dans le cas d’un arrêt cardiaque, c’est agir ou laisser mourir".