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Comment renouveler votre entreprise durablement et avoir un impact positif

Chapo

Alors que se pose aujourd’hui la question de la reprise, comment utiliser ce point pivot de notre économie pour se renouveler, et s'orienter vers des solutions durables ? Lors de ce webinaire, le HUB Institute fait intervenir un panel de 5 experts de l'innovation durable à l'échelle des entreprises et des institutions afin de vous apporter des éléments de réponse.

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Les Français sont prêts à s’engager dans l’économie positive 

Vincent Ducrey, CEO du HUB Institute, introduit ce webinaire en rappelant le contexte particulier dans lequel les entreprises évoluent actuellement. Celles-ci sont challengées sur leurs impacts sociaux et environnementaux, mais aussi sur le sens de leur raison d’être. En parallèle, l'économie positive suscite un intérêt croissant, comme le soulignent les résultats de l’enquête menée par Insign

On fait face à une prise de conscience de l’ensemble des stakeholders, face à cela il est nécessaire d’agir.
Les salariés du secteur privé sont à 92% favorables à la transition vers l’économie positive et les entreprises sont considérées comme un acteur légitime pour sa mise en place par 89% du public.
Il y a aussi un enjeu générationnel autour de ce sujet. La génération montante est extrêmement sensible à l’impact des entreprises, en tant que consommateurs, mais aussi en tant que salariés.

- Vincent Ducrey, CEO (HUB Institute)

A LIRE AUSSI : Marques, entreprises, start-ups : avec qui construire un monde durable ?


Comment piloter ce renouvellement ?

Les clés de l’engagement dans l’économie positive nous sont dévoilées par Claudine Pagon, Directrice Générale Positive Impact chez Insign. Elle souligne l’absence d’une approche générique et passe-partout : "Il n’y a pas de sésame, à chaque entreprise sa démarche pour s’engager vers l’économie positive." Le secteur d’activité, la culture ou l’organisation interne sont autant de facteurs de différenciation qui rendent cette démarche unique pour chaque business.

Il y a plusieurs leviers : on peut repenser son business-model, on peut tester des produits prototypes, on peut s’engager via la définition d’une raison d’être, on peut aussi utiliser son influence pour faire bouger les choses.
Après avoir établi un diagnostic, il faut développer une feuille de route claire qui se doit d’embarquer toutes les parties prenantes car ce sont eux qui connaissent au mieux les challenges et peuvent donc proposer les meilleures solutions.
Une démarche test and learn, fondée sur l’humilité, l’acceptation des erreurs et la communication sincère permet la mesure et l’amélioration de son impact positif.

-Claudine Pagon, Directrice Générale Positive Impact (Insign)


Utiliser les ODD pour guider son approche 

Les Objectifs du Développement Durable ont été définis par l’ONU en 2015 afin de répondre aux grands défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés. Le Global Compact est une initiative qui rassemble 12 000 entreprises qui s’engagent en faveur du développement durable. Anthony Ratier, Responsable Droits Humains et ODD à Global Compact France, met en exergue la valeur de la RSE et des ODD comme réponse aux enjeux nouveaux.

Les entreprises qui ont le mieux géré cette crise du coronavirus ont été les entreprises qui étaient le plus engagées sur les piliers : économie, sociétal et environnemental.
La RSE c’est aussi la fidélité client, la relation avec les salariés, la gestion des risques, l’engagement avec toutes les parties prenantes et un attrait pour les investisseurs. Ainsi on estime à 13% l’avantage en compétitivité acquis grâce à l’engament en RSE.
Les ODD représentent un énorme potentiel de gains économique (12 mille milliards de $) et sont un enjeu marketing, mais aussi organisationnel pour les entreprises car ils permettent d’aligner tous les départements sur des objectifs communs.

-Anthony Ratier, Responsable Droits Humains et ODD (Global Compact France)

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Des entreprises qui s’engagent 

Ilek est une entreprise qui a créé son business model sur une activité durable. Cette entreprise du secteur de l’énergie est dédiée à la mise en relation entre les producteurs français d’énergies verte et les consommateurs ayant la volonté de soutenir ces filières en développement. Pour Rémi Companyo, le CMO et co-fondateur d’Ilek, cette démarche durable a permis d’engager les clients et les salariés dans un projet commun. 

Chez Ilek nous avons répondu à la question du rôle de l’entreprise dans la société avec un objectif simple : économiser 1 milliard de kg de CO2 relâché dans l’atmosphère.
Avoir un projet environnemental, ce n’est pas un patron qui décide de faire telle ou telle stratégie, c’est avant tout un collectif de salariés qui doivent être impliqués au cœur du projet.
En cette période difficile, on a fait le choix de continuer à investir car nous croyons que c’est maintenant que l’on peut valoriser le changement, c’est maintenant que l’on peut porter la transition écologique.

-Rémi Companyo, CMO et Co-Fondateur (Ilek)

Danone est un grand groupe qui doit se réinventer afin de participer à la transition durable. Ce renouvellement est en partie piloté par Camila Garcia, Responsable Sustainability & Nature pour Danone Specialized Nutrition France. Elle nous éclaire sur le déroulement interne d’une démarche de transition vers l’impact positif. 

Nous avons commencé par nous recentrer sur notre mission et notre raison d’être. C’est cette base qui nous a permis de rédiger une feuille de route et de rédiger un manifeste auquel nous pouvons nous référer lors de chaque décision.
C’est bien d’être engagé, mais c’est mieux de créer un mouvement. C’est pour aller plus loin et participer à pousser un mouvement global que nous avons rejoint B-Corp.
Il est important de trouver les causes qui nous tiennent à cœur pour devenir une marque activiste. Chez Blédina, nous nous concentrons sur le futur de l’agriculture en France, mais chaque marque peut avoir une cause différente.

- Camila Garcia, Responsable Sustainability & Nature (Danone Specialized Nutrition France)


Qui pour mener cette révolution ?

Pour clôturer cette discussion, Audrey Pulvar, co-fondatrice et directrice du comité scientifique de Green Management School, intervient pour réagir aux interventions précédentes et pour nous présenter son nouveau projet. GMS propose des formations Master 1 et Master 2 sur les enjeux du développement durable afin d’étendre le questionnement sur les enjeux RSE au-delà d’un département attitré dans l’entreprise. 

La notion d’un monde nouveau après cette crise me semble décalée. Le monde d’après, dont beaucoup de gens parlent, c’est le monde d’aujourd’hui qu’il nous faut changer pour réagir face à des conditions écologiques qui ne sont pas nouvelles.
Entrer dans une démarche de transition vers le durable est une transition vertueuse. Car c’est en faisant que l’on apprend et que l’on comprend que l’on peut faire encore plus.
L’économie positive est le nouvel "Incentive". C’est ce qui permet aux chefs d’entreprises, mais aussi aux salariés de se lever le matin.
L’objectif de Green Management School est que l’ensemble de la chaine managériale soit éco-responsable, que le cycle de vie de la décision dans l’entreprise soit un cycle de vie vertueux.

- Audrey Pulvar, co-fondatrice et directrice du comité scientifique (Green Management School)

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