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CNRS : l’enjeu de repositionner l’eau comme un bien commun

Par : Claire Plassart
21 septembre 2021
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Composé de 33 000 personnes et de 1000 laboratoires et unités de recherches, le CNRS travaille sur un large spectre de thématiques avec la volonté et la responsabilité de produire et de transmettre de la connaissance. Parmi ces thématiques, plus de 210 unités de recherches travaillent sur l’eau. Agathe Euzen, directrice de recherche à l’Institut de l’écologie et environnement, et responsable de la cellule Eau du CNRS, explique leur vision de l’eau comme un bien commun.

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Agathe Euzen cite Bachelard pour rappeler l’importance de l’eau, qui est “le sang de la terre”. Si chacun a sa perception de l’eau, la vision que l’on a de l’eau dépend du contexte dans lequel on est. L’eau est au service d’un grand nombre d’usages, et est sollicitée en tant que ressource, en tant que service, pour l'assainissement, par exemple. 

Or, l’eau est sous pression sous l’effet des changements globaux et notamment de la pression démographique avec une concentration des populations, qui ne se crée pas forcément là où se trouve la ressource. Il faut composer pour alimenter chacun et répondre à l'ensemble des services tout en préservant la qualité de l’eau. La vision de l’eau doit ainsi passer d’un service à un bien commun.

Agathe Euzen décrit le stress hydrique comme le cumul de problèmes de raréfaction de la ressource, avec parfois des problèmes de trop plein comme par des inondations ou des phénomènes sans précédent. 

Le dérèglement climatique cause des situations où il faut reconsidérer l’eau non “au service de” mais en tant qu'elle-même, en tant qu’un bien commun qui doit avoir sa propre valeur et auquel les usages doivent s’adapter et non l’inverse.

- Agathe Euzen, Directrice de recherche à l’Institut de l’écologie et environnement et responsable de la cellule Eau du CNRS

La ressource a ses limites et doit être préservée, être utilisée de manière raisonnable, en ayant conscience de sa valeur. Il faut préserver de plus en plus le rapport à l'élément pour faire face au dérèglement climatique, pour l'alimentation quotidienne, mais aussi dans l’ensemble des process liés à des activités qui nécessitent de l’eau et qui ont un impact sur sa qualité. 

Agathe Euzen conclut en rappelant que la vocation des scientifiques est de modéliser, d’analyser mais aussi de transmettre. Au CNRS, les services de communication mais aussi les chercheurs s’investissent pour transmettre et éclairer pour que les décisions s'appuient sur des connaissances. 


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