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La Rochelle concilie ses enjeux de transition

Par : Jérémie Jakubowicz
21 septembre 2021
Temps de visionnage09:04 min

Le développement des villes est un enjeu majeur, la crise du COVID a bouleversé notre quotidien et de nouveaux usages comme le télétravail se sont accélés Cependant, cette transformation présente de nouveaux enjeux. Présente sur la scène du Sustainable Cities Summit, Marie Nedellec, maire adjointe aux commerces et marchés, promotion du territoire, attractivité de la Ville de la Rochelle détaille les enjeux de la transition pour sa ville.

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En ouverture, Marie Nedellec rappelle que La Rochelle était déjà attractive avant la COVID puisqu’elle est la 5e ville touristique de France d’une part et d’autre part son cœur de ville l’est également puisqu’il représente moins de 5% de taux de vacances commercial. “La saison touristique a été excellente cette année car nous avons fait 20% de plus par rapport à l’année 2019” ajoute l’élue. Elle nuance toutefois en évoquant la difficulté de certains secteurs du tourisme en raison notamment de la mise en place du pass sanitaire. Enfin, la ville de La Rochelle est attractive car elle attire de nouveaux habitants grâce à sa proximité avec Paris : “La Rochelle est à 2h30 de Paris en train”, précise Marie Nedellec. La ville a su attirer de nouveaux habitants grâce à ses infrastructures développées pour le télétravail durant la crise du COVID. 

La Rochelle est une ville engagée sur l’écologie urbaine depuis longtemps puisque les premiers vélos en libre service datent de 1976.

- Marie Nedellec, Maire adjointe aux commerces et marchés, promotion du territoire, attractivité (Ville de la Rochelle)

Dans la suite de son intervention, l’élue Rochelaise rappelle le passé historique de la ville en matière d’écologie en expliquant que cette dimension a démarré il y a plus de 40 ans. “Notre maire et président de l’agglomération, Jean-François Fountaine s’est engagé pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2040 soit 10 ans avant ce qui est préconisé dans les accords de Paris” précise t-elle avant de rentrer plus en détail sur les domaines d’intervention de la politique de la ville. Le sujet de la mobilité, la rénovation énergétique et le numérique sont des facteurs d’innovation pour Marie Nedellec et il est important de poursuivre dans cette direction mais ce sont également des secteurs très énergivores. “D'ici 2040, il faut réduire notre empreinte carbone donc pour cela nous avons renaturé des marais dans le but de capter le CO2 afin de compenser nos émissions”.

De même, Marie Nedellec évoque la “Coopérative Carbone”. Il s'agit du premier marché local de carbone en France qui va permettre aux différents acteurs de venir compenser le carbone. Elle illustre son propos par un exemple en évoquant le tourisme. 

Nous avons un centre des congrès qui engage ses clients à mesurer l’empreinte carbone de leur événement, et s’il est trop fort ils peuvent le compenser via la coopérative avec des actions concrètes sur le territoire comme planter des arbres

- Marie Nedellec, Maire adjointe aux commerces et marchés, promotion du territoire, attractivité (Ville de la Rochelle)

Selon l’élue, toutes ces actions entraînent une obligation de résultat et il est indispensable d’avoir les outils pour effectuer les mesures. Elle poursuit en évoquant l’objectif pour 2040 de ramener à 0,5 tonnes de C02 contre 2 millions de tonnes aujourd’hui. Il y a un consortium d’entreprises à l’image du Grand Port Maritime de La Rochelle, la Collectivité et l’Université sont porteuses de ce projet “il est fédérateur et l’objectif est d’amener les citoyens à rejoindre ce projet car chaque action compte”.

Dans la dernière partie de son intervention, Marie Nedellec évoque les freins auxquelles la ville est confrontée. L’élue évoque notamment un prix de l’immobilier qui explose avec l’augmentation de la population mais également le problème que représente les logements de courte durée comme Airbnb mais la ville ne dispose pas du cadre législatif adapté pour encadrer ce type de logements. “Aujourd’hui, nous avons 1000 lits de chambre d’hôtel contre 6000 lits Airbnb”, annonce l'élue, ce qui a pour conséquence un prix de l’immobilier fixé à 8000 euros /m2. 

La question de la mobilité est également cruciale, car si des efforts en matière de neutralité carbone sont importants il est indispensable de prendre conscience de la nécessité de maintenir un travail à proximité du logement car il y a des problématiques de mobilité et de transports.  

Pour conclure, Marie Nedellec termine son intervention en insistant sur la prise de conscience des citoyens “il faut qu’on accompagne la prise de conscience ; ce n’est pas de la mauvaise volonté mais un manque de compréhension”. 


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