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AFGNV : comment le gaz renouvelable peut-il accompagner la transition énergétique ?

Par : Lora Radivojević
13 juillet 2021
Temps de visionnage14:18 min

Les gaz renouvelables apportent des réponses aux enjeux économiques et environnementaux actuels. Ils contribuent à valoriser les déchets, à décarboner l’industrie et les transports. Dans le cadre du Sustainable Energies Forum organisé par le HUB Institute, Gilles Durand, Secrétaire Général de l’Association Française du Gaz Naturel Véhicule, explique quel est le rôle du gaz renouvelable dans la transition énergétique.

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L’AFGNV accélère le développement de la fière industrielle depuis 2012. Elle compte chaque année une dizaine de nouveaux adhérents, disposant de profils très variés : énergéticiens, constructeurs de véhicules, équipementiers de l'industrie, centres de recherche, collectivités locales (la ville de Paris, Toulouse Métropole, Lille Métropole), fédérations professionnelles de transporteurs routiers, de marchandises et de voyageurs.

Gille Durant revient sur la définition du gaz naturel et sur son utilisation : "Le GNV est un gaz naturel que l'on utilise comme carburant pour chauffer les bâtiments, cuire les aliments ou chauffer l'eau sanitaire." L'expert s'attarde notamment sur les avantages du GNV dans le secteur automobile :

  • Un carburant qui améliore la qualité de vie : avec des véhicules classés Crit’Air 1 qui ne détériorent pas la qualité de l’air et sont jusqu'à 2 fois moins bruyants qu’un véhicule diesel équivalent.
     
  • Un carburant aux performances environnementales importantes : avec des émissions de CO2 réduites de 80%, soit un volume comparable à ceux des véhicules électriques.
     
  • Une offre de véhicules économiquement et techniquement éprouvée : avec une gamme complète de véhicules émettant 50% de NOX en moins qu'un véhicules diesel et -95% de particules par rapport à la norme Euro IV. Ces véhicules possèdent en outre une autonomie équivalent à un véhicule diesel et, si il existe un surcoût modéré à l'achat, ce dernier est largement compensé dans le temps par le prix moindre du carburant.

Gilles Durant partage avec l'audience 4 constats concernant la réalité du développement du GNV/bioGNV en France :

  • Une augmentation très rapide du nombre de véhicules lourds en circulation depuis 2014 
  • Une augmentation modérée du nombre de véhicules utilitaires légers 
  • Le développement des stations d'avitaillement est extrêmement important
  • Le développement de l'énergie renouvelable : aujourd'hui il y a 17,5% de carburant renouvelable dans le carburant fossile 

L'expert évoque ensuite les différents leviers du développement du GNV/BioGNV en France :

  • Le développement rapide de la filière industrielle (une dizaine de nouveaux adhérents chaque année)
  • La position favorable des organisations professionnelles du transport, qui aujourd'hui utilisent de plus en plus le GNV et le bioGNV comme un outil de transition énergétique de leur activité
  • L'implication croissante de transporteurs, de collectivités locales et d’agriculteurs, dans la création de nouvelles stations
  • Le classement des poids lourds GNV comme véhicules faibles émissions
  • L’empreinte carbone des véhicules bioGNV en ACV
  • La convergence forte entre les filières biogaz et GNV, au service d’une dynamique territoriale

L’Association Française GNV a examiné 2 scénarios qui correspondent à ¼ ou à du parc de poids lourds en 2040 ou 2050. Ces scénarios doivent être examinés avec un certain nombre de points de vue notamment :

  • Capacité de production de véhicules
  • Calendrier de déploiement du réseau d'avitaillement
  • Rythme de conversion du parc des véhicules
  • Accompagnement des constructeurs
  • Accompagnement des transporteurs
  • Production de biométhane
  • Compétition entre usages du biométhane
  • Rythme de déploiement des autres énergies alternatives et renouvelables
Une problématique qui est importante pour nous consiste à savoir quelle sera la production de biométhane à terme pour pouvoir décarboner complètement la flotte de poids lourds... Il est clair qu'à ce jour, la transition énergétique dans le transport lourd de manière économiquement raisonnable et écologiquement correcte, se fait à partir du gaz naturel avec l’incorporation progressive de biométhane. Notre ambition c'est qu’en 2028, 1/10 du parc pourra rouler au biométhane.  

- Gilles Durand, Secrétaire Général (AFGNV)


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