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CNRS : quelles recherches pour une énergie propre, sûre et efficace ?

Par : Maxime Tricoire
13 juillet 2021
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À l'occasion du Sustainable Energies Forum, le Professeur Christophe Coutanceau, Chargé de mission à la Cellule Énergie du CNRS est venu présenter les différents projets sur lesquels travaille l'institut de recherche. Il rappelle l'engagement de longue date du CNRS dans la recherche scientifique, mais également sur les applications économiques de celle-ci.

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En propos liminaire, Christophe Coutanceau rappelle ce qu'est le CNRS "Nous sommes la plus grande agence de recherche et développement, avec près de 32 000 employés répartis sur 11 000 unités de recherche. Le CNRS est composé de 10 instituts de recherches scientifiques qui vont des sciences exactes aux sciences sociales, en passant par les sciences numériques." La mission du CNRS peut se résumer à la production de connaissances scientifiques utiles à la société et pouvant être valorisées par les partenaires socio-économiques. "À ce titre, le CNRS est le premier co-déposant de brevets avec les industriels, ce qui montre bien notre implication avec ce milieu socio-économique. Nous sommes d'ailleurs à l'origine de la création de plus de 1500 startups", explique Christophe Coutanceau.

L'énergie est un sujet sur lequel travaille le CNRS depuis longtemps, l'institut ayant créé une cellule dédiée dès 2012, et dont le but est de mettre en relation les différentes personnes travaillant sur cette thématique. Si le travail effectué concerne majoritairement les sources d'énergies renouvelables, le CNRS traite des sujets extrêmement transverses allant du bâtiment à la séquestration du CO2, en passant par les réseaux d’énergies et les apports en termes d'apports économiques et sociétaux. "Pour prendre en compte ces enjeux sociétaux, le CNRS doit avoir une vision sur le long terme qui va bien au-delà de 2030. Cette vision doit être large, holistique et doit intégrer les différents acteurs, mais également les pays, car l'énergie est un sujet géopolitique qui engage la souveraineté des pays", indique Christophe Coutanceau.

 

L'ouverture à l'international est primordiale, car le challenge de la transition énergétique ne peut être relevé que si l’on appréhende le problème au niveau de la planète entière.

- Christophe Coutanceau, Chargé de mission à la Cellule Énergie (CNRS)

Afin d'avancer dans ses recherches, le CNRS possède une forte ouverture à l'international avec 8 bureaux permanents dans d’autres pays (Bruxelles, Pékin, Pretoria…), afin d'interagir avec les autres instances de recherches nationales. Le centre est également présent dans une vingtaine de laboratoires internationaux, à travers des unités mixtes internationales qui intègrent les chercheurs du CNRS au sein de leurs laboratoires. Enfin, le CNRS collabore également avec des structures équivalentes à l'international sur de nombreux projets tels que :

  • FACE, avec l'Australie, qui a pour but de développer de nouvelles générations de batteries et de technologies hydrogènes.
  • ENERGIES, avec Singapour, qui porte sur les systèmes énergétiques et leurs différentes interactions.
  • WONDER, avec les États-Unis et Israël, qui a pour ambition de développer un système de production d'hydrogène à partir de microalgues.

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