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Région Auvergne-Rhône-Alpes : la méthanisation comme outil d'économie circulaire pour le territoire

Par : Keltoum Lehbab
13 juillet 2021
Temps de visionnage09:42 min

Avec près de 8 millions d’habitants, et 12 départements, la région Auvergne-Rhône-Alpes est la première région industrielle. Catherine Azzopardi, Directrice Environnement  et Energie (Région Auvergne-Rhône-Alpes) explique le principe de méthanisation et son impact en tant qu’outil d’économie circulaire pour le territoire.

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La méthanisation, c’est quoi ? C’est le fait d’introduire dans un digesteur des intrants (des résidus, des déchets organiques). Ce dernier fonctionne sans oxygène et va transformer cette matière en biogaz, et ce qu’il reste va être ce qu’on appelle du digestat. Ce dernier pourra retourner dans la terre comme un fertilisant et le biogaz pourra utiliser et valoriser de façon énergétique pour de la chaleur, de l’électricité ou du carburant. 

4 leviers, pour développer la méthanisation : 

  • L’ambition : Identifier les potentiels au travers des schémas régionaux biomasse, c’est se donner une trajectoire. Ces 4 dernières années la région Auvergne-Rhône-Alpes a financé 90 projets de méthanisation et prévoit d’en accompagner 180 d’ici 2023.
  • La gouvernance : Signature d’une charte de méthanisation avec de nombreux acteurs privés ou publics autour de quelques grands principes. Une vigilance particulière est portée aux ressources de l’agriculture durable qui doivent être privilégiées. « Nous avons également au sein de cette charte décidé des plans d’actions, dont la formation, l’acceptabilité et un certain nombre de groupes de travail sont mis en place pour avancer sur des propositions concrètes », explique Catherine Azzopardi.
     
  • Les projets : Accompagner les projets en les finançant. « On est sur une filière qui est encore à son début, c’est encore très compliqué de mettre en place les éléments de financement pour que ce projet soit rentable », soutient Catherine Azzopardi. 
     
  • Les retours d’expériences : Capitaliser les retours d’expérience, par l’expérimentation et l’innovation. Tenir compte des retours, des contraintes, des éléments du terrain. 

Contribuer à une économie circulaire par le biais de 4 actions: 

  • Contribution à l’indépendance énergétique des territoires : “Grâce au biogaz qui est construit, on peut soit faire de l’électricité, soit l’injecter dans les réseaux, contribuer à la décarbonisation de l’industrie en permettant la mobilité gaz naturelle véhicule” - Catherine Azzopardi.
     
  • Valorisation des déchets organiques locaux : “Ce sont des filières de déchets organiques et c’est une façon de les valoriser et cela reste très local” - Catherine Azzopardi.
     
  • Permettre le retour au sol des matières organiques : “La troisième contribution c’est que les digestats, les rejets, sont retournés au sol de manière à ce qu'ils fertilisent les sols et cela toujours de façon locale et très circulaire” - Catherine Azzopardi.
     
  • Création d’emplois en local : “le dernier c’est que cette filière créer des emplois et ces emplois sont locaux.” - Catherine Azzopardi.
La mécanisation on est convaincu qu’elle va nous permettre d’accéder à la transition énergétique, c’est une filière prioritaire dans notre régions, et sur la mobilité c’est une filière mature qui permet de l’alimenter.

- Catherine Azzopardi, Directrice Environnement  et Energie (Région Auvergne-Rhône-Alpes)


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