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ENERPLAN : quel futur pour les technologies solaires ?

Par : Imad-eddine Belbachir
13 juillet 2021
Temps de visionnage09:45 min

Souvent décriées pour leur rendement énergétique intermittent, les énergies solaires représentent cependant une réelle opportunité économique et écologique. Présent sur la scène du Sustainable Energies Forum, Richard Loyen, Délégué général d'ENERPLAN, est revenu sur le potentiel de ces énergies et sur le futur de la filière.

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Au niveau de l’union européenne, plusieurs textes de lois sont en discussion afin de permettre une baisse significative des émissions de GES. L’Assemblée nationale reprend également un projet de loi climat et résilience qui a pour objectif lui aussi de réguler ces dernières. Si ces nouvelles réglementations font débat, notamment sur la quantité d’effort à fournir, l'importance de la transition énergétique semble elle être comprise de tous.

Une évolution de la réglementation européenne se retraduira forcément dans le droit français. Ces réglementations vont théoriquement augmenter l’efficacité énergétique d’une part et le développement des ENR d’autre part. Cependant, d’après Richard Loyen, il n’est pas nécessaire d’attendre la prochaine réglementation pour agir et commencer à solariser les différentes infrastructures existantes (bâtiments, parkings etc…). La baisse continuelle sur les 10 dernières années de près de 90% des coûts de production de l’énergie photovoltaïque est selon lui un argument déjà suffisant pour investir massivement dans cette technologie.

En effet, selon Richard Loyen, nous avons tout intérêt à investir individuellement et/ou collectivement dans l’installation de panneaux solaire. Si ce n’est pas pour des raisons écologiques, nous devrions au moins considérer l’aspect économique d’un tel investissement. De fait, l’augmentation du prix de l’énergie dans le futur est une certitude, que ce soit celui du pétrole, du gaz, ou de l’électricité. Ainsi, pouvoir produire pour son propre besoin de l’électricité et/ou de la chaleur solaire à son domicile deviendra un investissement économique de plus en plus intéressant. De plus, cet investissement est déjà tout à fait envisageable, à portée de main et de bourse. Il existe en effet un certain nombre de dispositifs incitatifs d’aide qui peuvent permettre de passer le pas. La véritable réflexion se fait donc principalement autour du besoin; l'électricité ou bien la chaleur et en quelle quantité. Le solaire thermique ayant un rendement supérieur au photovoltaïque (80% de rendement contre 21% pour le photovoltaïque), il est donc nécessaire de privilégier la meilleure technologie en fonction des besoins. Certains panneaux solaires fabriqués en France peuvent d’ailleurs faire de la chaleur et de l’électricité. Il existe donc des solutions pour auto-consommer de la chaleur et/ou de l’électricité solaire à domicile qui sont parfaitement maîtrisées. 

De nouvelles opportunités sont également entrain de s’ouvrir, notamment avec l’autoconsommation collective dont les régimes de puissance et le dimensionnement géographique ont été étendus. Si jusqu’à présent la consommation collective était cantonnée à la basse tension, aujourd’hui c’est l’ensemble du réseau de puissance qui est concerné. Un bâtiment tertiaire comme une école, une mairie ou encore un supermarché sont des gros consommateurs d’électricité. Or ils sont aujourd’hui éligible à l’autoconsommation électrique car ils ont de très grandes surfaces, potentiellement solarisables. La plus grande problématique concerne surtout le stockage de cette énergie. En réponse, de nouvelles formes de stockage font justement leur apparition, notamment les voitures électriques, qui sont aujourd’hui parfaitement adaptées à cette mission. Il existe également les batteries stationnaires dont le coup ne fait que baisser, tiré à la baisse par le développement de l’électromobilité et des gigafactories. Sans oublier également l'arrivée sur le marché des batteries de seconde vie, reconditionnées et réutilisées en stockage stationnaire.

D’après Richard Loyen, il existe donc un véritable avantage à coupler énergie photovoltaïque en production locale et électromobilité. Une telle stratégie participerait à une économie vertueuse, améliorerait la balance commerciale et surtout permettrait de lutter contre les émissions de CO2 dans le transport en le liant à la production d’énergie locale.

 


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