Video time
08:47 min

Lorient Agglomération : quelle stratégie territoriale pour le développement des énergies renouvelables et de l'hydrogène décarboné ?

Par : Keltoum Lehbab
13 juillet 2021
Temps de visionnage08:47 min

3ème agglomération de la Région Bretagne, Lorient rassemble plus de 200 000 habitants répartis sur 25 communes. L'agglomération, impliquée dans plusieurs domaines environnementaux, défend le développement économique des transports, la gestion de l’eau ou encore des déchets. Bruno Paris, Vice-président chargé de la transition écologique de Lorient Agglomération, met en avant le développement des énergies renouvelables et de l’hydrogène décarboné dans l’agglomération. 

Vous souhaitez approfondir les sujets liés aux énergies ?
 Retrouvez dès à présent l'ensemble des replays du Sustainable Energies Forum !


Investir dans la récupération des énergies décarbonées, c’est l’objectif de l’agglomération de Lorient pour alimenter la ville et nourrir son écosystème. Disposant d’une grande surface maritime, il y a cette volonté de tirer à profit cette dernière pour produire des énergies nouvelles.

L’idée c’est de dire que Lorient agglomération mène une politique qui consiste à pouvoir être en autonomie énergétique à l’horizon 2050.

- Bruno Paris, Vice-président en charge de la transition écologique (Lorient Agglomération) 

Cette stratégie territoriale vise à utiliser le biométhane et l’hydrogène de manière importante. Une flotte de navire très vieillissante arrive à échéance. De ce fait, la ville souhaite progressivement les changer par des navires à hydrogène, avec la première livraison d’un bateau neuf en 2023. 

Sachant que les budgets de fonctionnement sont très contraints, une fois l’hydrogène acquis, la démarche de Lorient est de savoir comment ne pas subir rapidement les coûts de fonctionnements. “On a des marges de manœuvres en termes d’investissements et c’est ainsi que nous utilisons un certain nombre de satellites dont nous disposons déjà autour de l’agglomération”, explique Bruno Paris. Des satellites où la ville est actionnaire majoritaire. Parmi eux, 4 structures : 

  1. SPL (Société Publique Locale) est une structure locale qui valorise la chaleur renouvelable mais aussi la chaleur fatale. Elle va notamment développer des projets photovoltaïques divers et variés au sein d’une société locale, qui permettront d’investir sur 3 ans, 15 à 18 millions d’euros en matière d’investissement d’énergie renouvelable. 
     
  2. Xsea est une société d’économie mixte, qui porte des projets essentiellement photovoltaïques ou électriques. Elle va être en capacité d’investir un certain nombre de coûts élevés, dont la toiture solaire de la base sous-marine de l’agglomération.
     
  3. La régie autonome énergie permet à Lorient d’opérer des investissements d’énergie renouvelable en particulier sur le biométhane et le photovoltaïque. L’objectif est de valoriser la biométrie par injection grâce à l’enfouissement de déchets composés de 35 à 40% de matières organiques.. Ce gaz, qui auparavant était brûlée, est aujourd'hui récupéré et valorisé via un procédé d’énergie renouvelable qui se nomme Wagabox. La régie autonome énergie produit des recettes qui sont investies dans les énergies renouvelables. 
  4. Audélor et SFLD, rassemblent une agence d’urbanisme et de développement de Lorient ainsi qu’une société de capital risque. “On est une des seules collectivités en France à disposer d’une société de capital risque. On est en train de constituer un écosystème hydrogène sur l’agglomération, à savoir que nous entrons au capital via différents satellites de sociétés de production hydrogène et de distribution”, soutient Bruno Paris.

Investisseur d’usage de bus et de bateau, Lorient a un programme sur 5 ans très ambitieux qui dépasserait facilement les 20 millions d'euros. 


Vous souhaitez approfondir les sujets liés aux énergies ?
 Retrouvez dès à présent l'ensemble des replays du Sustainable Energies Forum !