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Sustainable Leaders Forum : conclusion et perspectives d’avenir

Par : Maxime Tricoire
12 mai 2021
Temps de visionnage15:42 min

Après une journée forte en insights et en retours d’expérience, Vincent Ducrey, CEO du HUB Institute, Cyrielle Hariel, journaliste à Objectif Raison d’Être, et Aurélie Motta-Rivey, Présidente et Associée fondatrice de Societer, ont évoqué ensemble l’avenir du leadership au service de la transition écologique. 

Après être revenus sur les grandes interventions du Sustainable Leaders Forum, les 3 experts partagent leurs ressentis sur la démocratisation des sujets liés à la transition écologique et sociale. Pour Aurélie Motta-Rivey, il existe encore des raisons d’espérer que nous réussissions cette transition, espoirs notamment liés à l’émergence de dirigeants engagés sur ces sujets "À notre création il y a 2 ans, nous étions la première maison de conseil qui se positionnait sur les sujets du Sustainable Leadership. Aujourd’hui on se réjouit de voir que cela est devenu une évidence et que ce n’est plus une question d’image, mais bel et bien un sujet de performance économique durable et d’attractivité pour les entreprises", explique-t-elle. Un constat partagé par Cyrielle Hariel, qui évoque le nouveau rôle des directeurs RSE. "Auparavant, le directeur RSE était mis à l’écart. Aujourd’hui on voit qu’il remonte directement au niveau du Comex. Tout le monde parle d’impact, cette notion est au cœur de toutes les stratégies." Un constat auquel acquiesce également Vincent Ducrey pour qui "les directions RSE deviennent des directions de l’impact !".

Comme le disait Jean-Dominique Senard, l’actuel PDG de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, les enjeux de la transition écologique et de l’impact doivent être infusés à tous les étages de l’entreprise de manière à ce que chaque partie prenante puisse s’en saisir.

- Cyrielle Hariel, Journaliste (Objectif Raison d'Être)

Au-delà de l’émergence de ces nouveaux leaders, la crise de la COVID-19 a elle aussi joué un rôle dans l’accélération et la transformation de notre rapport aux écosystèmes naturels et humains. Aurélie Motta-Rivey rappelle cependant que les plans de relances doivent être fléchés vers l’impact et qu’un multilatéralisme doit émerger sur ces sujets. "Il faut la jouer collectif et collaboratif. Aucun État, entreprise ou ONG ne peut réussir seul", indique-t-elle. Une situation qui est en bonne voie selon elle, notamment depuis le retour des USA dans les accords de Paris.

On parle beaucoup du E d’environnement présent dans le sigle ESG, mais encore assez peu des sujets de biodiversité. Il en va de même pour le S de social, même si ce dernier commence à se démocratiser. Quant au G de gouvernance, il doit être remis au cœur de l’entreprise.

- Aurélie Motta-Rivey, Présidente et Associée fondatrice (SOCIETER)

Pour conclure, les 3 décideurs reviennent sur la dernière édition de la COP21 et évoquent la COP26 qui aura lieu cette année.  "La COP21 a été une rupture, au sens où les entreprises sont devenues des parties prenantes dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ces dernières peuvent aider l’ONU à se réinventer. Je le vois quand je me rends à l’assemblée générale des Nations Unies : il y a une multitude de dirigeants français, et pas que du CAC 40, qui sont très engagés. Nous n’avons pas à rougir, nous avons toutes les cartes en main pour faire en sorte que Paris devienne le nouveau centre de cette diplomatie collaborative et de cette économie de demain", indique Aurélie Motta-Rivey. Constat partagé par Cyrielle Hariel "La COP21 a été un momentum incroyable. 5 à 6 ans après, beaucoup de choses se sont faites, mais il faut aller encore plus loin. […] L’entreprise prend un rôle exceptionnel en termes de responsabilité dans la transition écologique et solidaire […] Charge à nous de faire marcher main dans la main des acteurs provenant de différents secteurs, ou qui n’opèrent pas à la même échelle."


Retrouvez dès à présent l’ensemble des interventions du Sustainable Leaders Forum !

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