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Cerema : l’innovation au service de l’accessibilité et l’attractivité

Par : Nadia Domec
1 avril 2021
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La mobilité, c’est aussi une question d’inclusion et d’attractivité. Pour le Cerema, (Centre d’Études et d'expertise sur les Risques, l’Environnement, la Mobilité et l’Aménagement), la question de la mobilité requiert de multiples innovations pour pallier le manque d’accessibilité. Marion Ailloud, Responsable du secteur Espace public et voirie urbaine du Cerema, nous a partagé quelques innovations à l’occasion du Sustain Mobility Forum.

La contribution du Cerema passe par la mise en œuvre d’outils et de méthodes innovantes à profit des entreprises et des collectivités. Cet établissement public à caractère administratif intervient précisément dans les champs de l’environnement et de l’aménagement. Trois axes majeurs contribuent à développer ces enjeux de mobilité : 

  • Les innovations en matière d’accessibilité
  • Les innovations sur les modes actifs
  • Les innovations sur les transports en commun

L’intégration des minorités en termes d’accessibilité physique passe par trois types d’innovations

Faire tomber les barrières architecturales et améliorer la conception des espaces urbains participe à l’affiliation des personnes âgées et en situation de handicap aux solutions de mobilité.

  • En termes de diagnostic : comprendre les freins à la mobilité et les difficultés rencontrées par les personnes âgées et/ou non voyantes passe par l’observation de ces usagers. Les données qualitatives peuvent s’obtenir avec des parcours commentés pour mieux comprendre leurs besoins.
  • En termes de dispositifs d’aménagement : Paris a entamé un projet de "zone tactile traversante" pour passages piétons servant à guider les personnes aveugles et malvoyantes. D’autre part, des arrêts de bus accessibles modulaires sont rapides à mettre en place et modulables pour faciliter l’accès aux personnes en situation de handicap.
  • En termes de numérique et de digital : à l’heure de la smart city, il faut encourager la collecte et le partage de données d’accessibilité provenant des collectivités pour les mettre à disposition des usagers.

L’année 2020 a eu un impact crucial sur les modes actifs

La marche et la pratique du vélo sont deux modes qui ont permis la distanciation sociale dans un contexte de pandémie, tout en étant accessible à tous. De nouveaux aménagements de l’espace public ont vu le jour :

  • Une évaluation des dispositifs de stationnement, de location et d’emport dans les transports publics pour les vélos.
  • Des aménagements sur les axes routiers ont été réalisés de manière capacitaire et inclusive. 
  • Pour les piétons, une extension des zones à priorité piétonne a vu le jour. Ainsi qu’un apaisement des vitesses à 30km/h en ville. Des associations en ont profité pour lancer des opérations comme le baromètre des villes marchables.

Améliorer l’attractivité des transports en commun, un enjeu post-covid

L’année 2020 a causé une baisse de la fréquentation des transports en commun. D'après le Cerema, créer des aménagements et des interfaces performants pour établir une cohésion entre les différents modes de déplacement est une première solution pour susciter l’intérêt des usagers. Au niveau des lignes de bus, bien que des voies existent spécialement pour ces transports, d’autres solutions sont envisageables. Par exemple, exiger des véhicules qu’ils restent derrière les bus sans les dépasser ou jouer sur les feux de signalisation pour qu’ils soient plus compréhensibles et plus lisibles.  Enfin, l’intermodalité est une notion redondante à la mobilité. En milieu rural, des hubs proposant différents services connectés, dont l’objectif est d’engager une facilité avec laquelle l’usager accède à l’information, peuvent mettre en commun des services de covoiturage, de vélos etc.


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