Video time
11:05 min

Rome : les transformations de la mobilité post-covid

Par : Chloé Vasseur
1 avril 2021
Temps de visionnage11:05 min

L’Italie a connu l’un des confinements les plus stricts d’Europe, ce qui a fortement impacté les déplacements de sa population. Pour accompagner au mieux les transformations de la mobilité post-covid, la ville de Rome a mis en place un plan urbain de mobilité durable (SUMP). Enrico Stefàno, President of the Mobility and Road Safety Commission de la ville de Rome, était présent lors du Sustainable Mobility Forum pour en parler.

  • En 2019, bien avant la période de pandémie, Rome a été une des premières villes à approuver un plan de mobilité durable. Le SUMP - Sustainable Urban Mobility Plan - aborde notamment les enjeux de multimodalités, qui selon Enrico Stefano sont la clé pour une mobilité fluide et durable en grande métropole. Également abordés, les transports en commun, la mobilité électrique, la logistique urbaine et les enjeux de safety.
     
  • Les changements d’habitudes des habitants de Rome se sont d’abord traduit sur le trafic routier, qu’il s’agisse de l’automobile ou des transports en commun. Pendant la pandémie de la Covid-19 ce trafic a connu une baisse de 15% au 9 mars et jusqu’à -67% au 16 mars.
     
  • A l’horizon d’une sortie de confinement, pour rassurer les habitants frileux de réemprunter les transports en commun en temps de pandémie, la ville de Rome a mis en place un protocole strict de réouverture progressive des transports collectifs :
    • Mise en oeuvre des distanciations sociales et des conditions de sécurité sanitaire
    • Une réduction de 50% voire de 70% de la capacité d’accueil grâce à des compteurs de passagers
    • Port du masque obligatoire ou port de gants de protection. 
    • Processus de nettoyage intensif  
    • Augmentation des voyages sur les lignes les plus occupées.
       
  • Pour désengorger les transports en commun et proposer une alternative aux modes classiques, Rome mise sur la promotion de la mobilité dite active avec le vélo et la marche à pied. Avec un budget de 3,2 millions d’euros, la ville a créée près de 150 km de pistes cyclables en se basant sur les flux cyclistes croissants récoltés après le confinement ainsi que des zones piétonnes dans chaque quartier de Rome. Enrico Stefano insiste sur la capacité à être agile, rapide et penser intelligemment pour mettre en place les bonnes solutions.
     
  • Rome a beaucoup appris de cette période difficile. Pour Enrico Stefano, les “lessons learned” clés sont les suivantes  : 
    • Améliorer l’ITS et la récolte de data autour de la mobilité
    • Travailler intelligemment et se digitaliser encore davantage
    • Promouvoir les mobilités actives (vélo et marche à pied) ainsi que les modes de partage et la micromobilité.
    • Opérer une meilleure régulation du flux urbain (city timing)
    • Prendre à bras le corps les enjeux de pollution et de changement climatiques.
Nous devons repenser nos villes, réduire l’impact de l’autosolisme et donner plus de place aux piétons, aux cyclistes et améliorer la qualité de vie dans les grandes métropoles.

- Enrico Stefàno, President of the Mobility and Road Safety Commission (City of Rome)


Retrouvez dès à présents l’ensemble des interventions du Sustainable Mobility Forum !