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KPMG : quelles composantes pour une stratégie à impact ?

Par : Jérémie Jakubowicz
8 décembre 2021
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Ces dernières années, les entreprises ont intégré les enjeux sociétaux dans leurs processus internes. Présente sur la scène du Sustainable Paris Forum, Anne Garans, Associée Responsable, Sustainability Services (KPMG France) partage les best practices pour réaliser une stratégie à impact.

En propos liminaire, Anne Garans, Associée Responsable, Sustainability Services chez KPMG France introduit les résultats d’une étude KPMG sur la place des sujets liés au développement durable : "6 dirigeants sur 10 reconnaissent ne pas savoir par quel bout prendre les choses tant les sujets sur le développement durable sont complexes". Cette étude a recueilli le témoignage de 1300 dirigeants. 

Une stratégie à impact est l’évolution naturelle d’une stratégie RSE. Dans cette évolution, il y a une accélération de la prise en compte des sujets environnementaux, sociétaux et de gouvernance.

- Anne Garans, Associée Responsable, Sustainability Services (KPMG France)

Dans un second temps, l’experte rappelle l’importance du texte sur la taxonomie verte européenne qui consiste à publier les informations importantes comme le chiffre d'affaires et ses OPEX et CAPEX verts selon les règles en vigueur au sein de l’Union Européenne. Comme le précise Anne Garans par la suite, c’est la première fois que les directeurs financiers et les directeurs développement durable travaillent ensemble grâce à ce texte. La taxonomie européenne a pour but de réorienter les investissements vers des projets centrés sur la transition écologique. Selon Anne Garans, une stratégie RSE a pour but de réduire l’impact écologique tout en apportant des améliorations sociétales et sociales au sein de l’entreprise, mais elle était trop souvent décorrélée de la stratégie globale. À l’inverse, la stratégie à impact va plus loin dans le but d’instaurer une "contribution positive" au sein de la société en intégrant 2 sujets importants correspondant au secteur d’activité : 

  • des sujets liés au développement durables soulevés dans des référentiels.
  • dans les GRI (Global Reporting Initiative).
Les référentiels ne suffisent pas, il est nécessaire de faire du sur-mesure.

- Anne Garans, Associée Responsable, Sustainability Services (KPMG France)

Toutefois, comme le précise Anne Garans, ces nouveaux enjeux sont intégrés dans la "raison d’être" et dans les "sociétés à mission" (ce dernier point fait partie de la loi PACTE qui a été votée en 2019) mais ne répondent pas toujours à un sujet de société. Pour illustrer son propos, l’experte donne quelques exemples en prenant ce qui se passe au sein de KPMG depuis la nomination de la nouvelle présidente du directoire, Marie Guillemot. Un test de matérialité est effectué et consiste à hiérarchiser les problèmes liés au développement durable identifiés en interne et en externe. Anne Garans ajoute que l’entreprise sollicite ses 10 000 collaborateurs sur différents sujets comme le manque de diversité en entreprise. Ce problème dépasse évidemment le simple cadre de l’entreprise, et c’est pour cette raison que KPMG a noué des partenariats avec plusieurs écoles afin de proposer des stages, des alternances ou des CDI. "C’est ce qu’on appelle créer de la valeur sociétale", explique-t-elle. Pour conclure, Anne Garans explique que le sujet choisi doit être incarné par le dirigeant de l’entreprise, et qu'il est donc indispensable qu’ils soient en adéquation avec sa personnalité. 


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