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The Wonders : l'audace, moteur de l’autonomisation des entrepreneuses à impact

Par : Laure de Clebsattel
8 décembre 2021
Temps de visionnage10:05 min

The Wonders est un collectif de femmes à impact et un accélérateur de l’entreprenariat féminin. Sur la scène du Sustainable Paris Forum, Fatou N’Diaye, co-fondatrice, revient sur la genèse du projet et sur l’importance de laisser la place aux femmes, qu’elles soient entrepreneuses ou intrapreneuses. 

Fatou N’diaye est une entrepreneuse dans l’âme. Elle a créé The Wonders car dans son parcours "tout ce que je voyais c’est qu’on était pas assez, pas assez d’entrepreneuses à impact, pas assez d’intrapreneuses à impact et je voudrais qu’on soit plus". The Wonders est né sur un bateau pendant le confinement : "On est un collectif de femmes à impact et également un accélérateur de l'entreprenariat féminin. Nous avons créé la journée des femmes à impact puisque notre but est de révéler de nouvelles role models."

Pour Fatou N’Diaye, seules quelques femmes qui réussissent sont mises sur le devant de la scène, et le souhait de The Wonders est d’en révéler de plus nombreuses. Pour cela, elles ont créé le mouvement #BalanceTaWonders, grâce auquel chacun peut mettre en avant des femmes d’impact, qu’elles soient artistes, membres d’un collectif, salariées, entrepreneuses. 

On ne parle pas assez de ces salariées qui créent de l’impact dans les entreprises.

 

"La journée des femmes à impact", dont la marraine est Elisabeth Moreno a permis à 77 femmes d’être récompensées, des femmes de toutes origines qui représentent la diversité française. Pour Fatou N’diaye, "pour être entrepreneuse, ou intrapreneuse, il faut de l’audace, sauf que l’audace c’est un muscle, et comme tous les autres muscles, il faut le travailler." Alors The Wonders lance régulièrement des défis dans les entreprises comme chez les entrepreneuses qui lancent des projets à impact. 

Aujourd’hui, si seulement 4 entrepreneurs sur 10 sont des femmes, dans les entreprises à impact notamment sur l’action sociale et la santé humaine, c’est 74% de femmes qui portent les projets. "Quand les femmes lancent des entreprises, le plus souvent elles vont lancer des entreprises qui sont engagées." Fatou N’Diaye met aussi en avant le fait que "les femmes ont tendance à lancer des entreprises plus rentables, plus performantes et avec moins de faillite"

Je lance le défi aux entreprises de se poser cette question : laissez-vous vraiment la place aux femmes ? Quant aux entrepreneuses, avez-vous l’audace de dire oui ?

- Fatou N'diaye, Founder & CEO (The Wonders)

La communauté de The Wonders est composée d’entrepreneuses avec des profils atypiques qui rencontrent cependant de nombreux freins avant de se lancer : 

  • Le premier frein est interne, c’est le manque d’audace et de confiance en soi pour se lancer
  • Manque d’inspiration : difficile de se retrouver dans les modèles d’entrepreneurs 
  • Problèmes de financement : seuls 2% des entreprises créées par des femmes reçoivent des financements et seulement 7% des prêts bancaires

Fatou N’Diaye s’adresse également aux entreprises dont le but est de se transformer : "L’intrapreneuriat et l’innovation sociale en entreprise, c’est très important pour la croissance de l’entreprise. Et quand ce sont les femmes qui créent, on est sur des projets plus performants et plus pérennes".  Pour conclure, la jeune femme présente la "Fresque de l’équité", mise en place par The Wonders, qui permet de sensibiliser aux inégalités hommes-femmes en 33 cartes avec des chiffres clés. C’est à partir du moment où nous en sommes conscients que nous pouvons passer à l’action. "Si on n’est pas conscient de toutes ces problématiques, comment allons-nous faire pour inviter les femmes à passer à l’action ? Comment allons-nous faire pour leur laisser cet espace si on n’est pas conscient qu’elles ne l’ont pas ?” 


Retrouvez dès à présent l'ensemble des interventions du Sustainable Paris Forum en vidéo !

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