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Global Compact France : l’agenda 2030 au service d'une transition juste

Par : Inès Krouk
8 décembre 2021
Temps de visionnage10:49 min

Viser la transition juste, c’est un des objectifs fixés par les ODD (Objectifs de Développement Durable) des Nations Unies. Nils Pedersen, Délégué Général au Global Compact France, revient sur la nécessité de répondre à ces enjeux d’ici à l’horizon 2030.

Les origines du Global Compact :

Kofi Annan, Secrétaire général des NU souhaite donner un visage à la mondialisation au Forum de Davos (2000). Il rappelle ainsi que les entreprises peuvent afficher et incarner des valeurs. Ces dernières, traduites dans le Pacte Mondial des Nations Unies, sont axées sur les thématiques suivantes (10 principes du Global Compact) : 

  • Droits de l’homme
  • Normes internationales du travail
  • Environnement
  • Lutte contre la corruption
Cela paraît assez simple, et pourtant, ce sont les textes fondateurs des Nations Unies. C’est une invitation pour les entreprises d’afficher ces valeurs, d’incarner ces valeurs, de mettre en œuvre ces valeurs, sans être un objet de communication ou de green-washing.

- Nils Pedersen, Délégué Général (Global Compact France)

Le plus haut dirigeant de l’entreprise peut ainsi adresser un courrier au Secrétaire Général des NU, en s’engageant à respecter ce pacte mondial. Exemple : L’Oréal est engagé dans ce pacte depuis 2003.

La notion de valeur :

L’entreprise doit afficher les valeurs et les convictions du Global Compact. Néanmoins, il s’agit d’un engagement volontaire, car c’est l’entreprise qui prend le parti de s’engager ou non. Cette initiative internationale rassemble 14 000 entreprises, dont plus de 1 500 en France. Cette dernière est le 2ème réseau mondial, avec quasiment l’ensemble du CAC 40, du SBF120, 60% de PME et 1/5 d’ETI entreprise de taille intermédiaire.

La mise en oeuvre des ODD :

Cet agenda mondial composé de 17 ODD est une boussole pour les États, les entreprises, les organisations de la société civile et les citoyens. Ils allient à la fois la prospérité et la protection de la planète, tout en permettant aux entreprises de montrer les actions concrètes qu’elles ont mises en place. Nils souligne le fait que "les ODD ne sont pas une norme ni un label" mais une façon pour une entreprise :

  • D’appréhender de manière systémique la manière dont elle se positionne sur les enjeux du monde.
  • Lui permettent d’afficher un message politique, notamment sur le vivre ensemble.

De 2000 à 2020, en France, l’entreprise avait du mal à s’emparer des sujets politiques, qu’elle considérait être chasse gardée des États, régions etc. Maintenant avec l’agenda, l’entreprise est contributive de ces enjeux et y participe activement, en prenant en compte les 17 objectifs et non quelques-uns car ils sont tous interconnectés.

La question de la transition juste :

Les ODD ont plusieurs vocations dont :

  1. Lutter contre les inégalités, l’exclusion et les injustices.
  2. Faire face au défi climatique et à l’érosion de la biodiversité.
  3. Mettre fin à l’extrême pauvreté.

La COP26 à Glasgow a permis de reconnaître que la transition vers une économie « net zéro » ne pouvait pas se passer d’une prise en compte de l’aspect social. Cette dimension est à prendre en compte pleinement, car les enjeux sociaux et environnementaux ne peuvent pas être déconnectés l’un de l’autre. Les pays se sont ainsi engagés à soutenir les communautés locales, les travailleurs, les régions, les collectivités locales touchées par les fortes émissions de CO2. La transition juste n’est pas un concept nouveau : l’OIT (Organisation Internationale du Travail) affichait déjà dès 2015, la nécessité de mettre les travailleurs au coeur des processus de transition juste.

La durabilité de l’entreprise :

Selon l'expert, la durabilité de l’entreprise n’est pas au coeur des priorités des gestionnaires quand on parle sur du court terme. En revanche, lorsque l’on se projette sur du long terme, la transformation est pleine et entière, car elle nécessite l’ensemble des parties prenantes (société civile, salariés et clients des entreprises). Il souligne également que les pays sont sur la mauvaise voie. La France est par exemple passée de la 4ème à la 9ème place, notamment avec la question de la pauvreté qui reste un sujet dominant pour le pays.

Bilan :

La transition juste est une des préoccupations au plus haut niveau des Nations Unies. Les ODD sont universels, inclusifs, transversaux et partagés mondialement.


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