Video time
11:39 min

Notre vie à Paris, à l’horizon 2050, dépend de nos choix actuels

Par : Lora Radivojević
19 septembre 2022
Temps de visionnage11:39 min

Au cœur d'une actualité remplie d’enjeux sociaux, démographiques et alimentée par des épisodes climatiques graves et répétés, Emmanuel Grégoire, Premier adjoint à la Maire de Paris en charge de l’urbanisme, de l’architecture et du Grand Paris, s’exprimait au Sustainable Cities Summit 2022. Il a notamment analysé les grandes difficultés auxquelles est confronté l’urbanisme de la capitale et de sa région.

CTA

 Retrouvez dès à présent l'intégralité des interventions du Sustainable Cities Summit !


En introduction, l’intervenant évoque la crise du mal-logement comme une des plus grandes crises qui couvent en France. Cette dernière est renforcée par des éléments démographiques qui sont très puissants et sous-estimés, dont la baisse de la natalité, l'allongement de la durée de la vie, la question des modes de vie et notamment des cohabitations. Atteindre une scénario de stabilité démographique à l’horizon 2050 dans une ville comme Paris, reviendrait à produire 8 000 nouveaux logements par an, par transformation ou par construction.

Le temps de l'urbanisme n'est pas un temps rapide. Nous sommes aujourd'hui porteurs de projets urbains qui ont été pensés il y a 15 ans, validés politiquement il y a 10 ans, et mis en œuvre aujourd'hui. Ils sont parfois incontestablement en décalage par rapport aux objectifs que nous portons désormais.

- Emmanuel Grégoire Premier adjoint à la Maire de Paris en charge de l’urbanisme, de l’architecture et du Grand Paris

A Paris, ville densément peuplée ou l’étalement urbain est déjà à son comble, la question de l'empreinte carbone s’impose comme la deuxième urgence d’après l'intervenant. 

Trouver le juste milieu entre la nécessité de construire des logements et respecter l’environnement, implique plusieurs engagements : 

  • La création de plus d'espaces verts pour atteindre les 10 mètres carrés par habitant ou 300 hectares d'espaces verts à Paris au total, tout en s'engageant dans des mesures de protection extrêmement fortes des espaces verts qui existent déjà.
  • Travailler sur la morphologie des schémas de densification
  • Étendre les zones de respiration des villes aux espaces privés et publics à la fois

Pour Emmanuel Grégoire, 3 innovations pourraient positivement inspirer l'évolution des règles d'urbanisme :

  • Un mécanisme de valorisation des externalités positives sur la base de 9 critères du code de l'urbanisme visant la question des consommations d'énergie, la question de la mixité fonctionnelle et sociale de la programmation, ainsi que la question de la végétalisation et de la nature en ville. 
  • La protection du patrimoine vivant avec des politiques extrêmement volontaristes de préservation des arbres dans tous les cas où c'est possible et de surcompensation dans tous les cas où ça ne l'est pas :  “La question de la protection des arbres est fondamentale.”
  • La question des vertus de construction avec des matériaux biosourcés
On veut considérablement accélérer et simplifier les procédures de construction, d'urbanisme, nos projets urbains mettent tellement de temps à sortir que le monde change plus vite qu'eux et qu'ils sont obsolètes avant même d'avoir été livrés.

- Emmanuel Grégoire Premier adjoint à la Maire de Paris en charge de l’urbanisme, de l’architecture et du Grand Paris 


CTA

Retrouvez dès à présent l'intégralité des interventions du Sustainable Cities Summit !