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Le Pays de la Loire, un territoire attractif au défi des ambitions carbones

Par : Claire Plassart
20 septembre 2022
Temps de visionnage11:13 min

La région Pays de la Loire bénéficie d’une forte attractivité quant à sa qualité de vie, particulièrement grâce à sa proximité avec l’Océan Atlantique. Mais cela implique aussi des enjeux environnementaux forts. A l’occasion du Sustainable Cities Summit, Franck Louvier, maire de La Baule-Escoublac et vice-président à la région Pays de la Loire chargé du tourisme, partage sa vision pour un territoire attractif et durable.

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Après une phase de décentralisation dans les années 80 avec la déconcentration des services organisée par l’Etat, un nouveau phénomène s'observe avec la décentralisation spontanée des résidents. Ceux-ci quittent les centres de vie urbains pour privilégier la qualité de vie de la côte ouest, parfois au détriment de leur niveau de vie. Franck Louvier, maire de La Baule-Escoublac et vice-président à la région des Pays de la Loire chargé du tourisme, constate une progression du nombre d’élèves et du nombre d’habitants dans sa région. Cela pose des enjeux environnementaux du fait de la proximité du territoire avec l'Océan Atlantique.

Imaginez le regard de nos enfants et petits enfants quand on leur expliquera que l’on arrosait des espaces verts avec de l’eau potable alors que l'océan est juste à côté.

- Franck Louvrier, Maire de La Baule-Escoublac et Vice Président à la région des Pays de la Loire 

Des solutions à ces enjeux existent pourtant, autour de la désalinisation, de la maîtrise de la consommation, et de la mobilité.  Sur ce plan, le Pays de la Loire est chanceux : l’absence de montagne fait de cette région un pays plat, où les mobilités douces se développent facilement. C’est une force pour une ville qui passe de 18 000 habitants l’hiver, à 180 000 l’été, cela permet d’éviter les embouteillages, grâce aux mobilités alternatives.

Le comportement des Français nous amène à avoir des villes plus durables, au-delà des politiques locales, nationales ou internationales. Ce sont les Français qui vont nous amener à avoir des villes plus vertes, plus écologiques. Ce n’est pas un phénomène de mode, mais un phénomène profond qui s’impose au fur et à mesure du temps.

 - Franck Louvrier, Maire de La Baule-Escoublac et Vice Président à la région des Pays de la Loire 

Franck Louvrier rappelle aussi la nécessité de la végétation, nommée “couverture verte”.  Cet outil environnemental permet de fixer la dune par exemple. Ainsi, la plantation d'arbres sur le littoral est au cœur des politiques urbaines, pour donner de l’équilibre à la ville et bénéficier de la fraîcheur apportée par les arbres (-6°C de température). La ville de La Baule rénove donc sa Promenade de Mer, avec l’objectif d’ajouter 1 millier d’arbres sur la plage pour retenir le sable face aux marées. De plus, la plantation d’arbres se fait de manière proactive, avec des politiques de compensation des émissions de CO2 causées par des manifestations comme le triathlon. Les consommations doivent également être à énergie positive, avec des panneaux solaires pour l’éclairage, et un travail sur la désalinisation de l’eau de mer pour arroser les espaces verts. 


Franck Louvier conclut en rappelant l‘impératif pour une ville attractive comme celle de La Baule de répondre aux enjeux environnementaux, surtout que la ville ne peut exister que grâce au Remblai, la frontière créée face à la mer, et aux arbres qui maintiennent la dune. “La Baule voit sa population grossir et rajeunir d’année en année, et peut compter sur une  génération de responsables publics locaux qui ont cerné les impératifs qui s’imposent.”


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