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BeePlanet : comment donner une seconde vie aux batteries des véhicules ?

Par : Lila Ricci
8 février 2022
Temps de visionnage10:20 min

La multiplication des offres de véhicules électriques posent certainement la question de la quantité de chargeurs qui sera nécessaire pour les alimenter tous, mais certains acteurs s’interrogent sur l’étape suivante : les batteries arrivées en bout de course. Jon Asin, CEO et co-founder de BeePlanet, était présent sur le plateau du Sustainable Mobility Forum pour exposer la contribution de son initiative.

Alors que de grands noms comme Nissan, Renault et Mercedes ont un programme prévu pour leurs propres batteries arrivées en fin de vie, Jon Asin déplore que d'autres constructeurs automobiles importants tels que Tesla n’aient pas encore fait cette démarche. L’expert rappelle l’urgence de l’enjeu : avec l’essor actuel de la mobilité électrique, dont témoignent les 5 millions de véhicules électriques vendus l'an dernier, nous aurons peut-être un jour à gérer des millions de batteries usagées, générées par cette popularité. BeePlanet, souhaite faire éclore une véritable économie circulaire dans le secteur de la mobilité électrique. Leur solution ? Fournir des solutions de stockage d'énergie clé en main en associant les batteries vidées à leurs propres produits électroniques, le tout en traçant ces batteries jusqu'à l’étape finale de leur recyclage.

We want to create a sustainable energy model for the planet and lead the second life battery value chain for electric vehicles.

- Jon Asin, CEO et co-founder (BeePlanet)

Si l’entreprise peut aujourd’hui se targuer d’une rentrée de 1,5 millions d'euros en vente de projets de batteries de seconde vie en 2021, de plusieurs subventions accordées en R&D et de 800 000€ investis par les parties prenantes, leur histoire a commencé il y a 4 ans seulement. Fondée dans le Nord de l'Espagne par trois experts issus du secteur automobile, BeePlanet a grandi par phases :

  • 2018 : la startup remarquée par Nissan, qui cherchait une entreprise capable de renouveler ses batteries vidées. 
  • Fin 2019 : Beeplanet crée son premier produit de stockage d'énergie à usage résidentiel. Ils commencent à concevoir leur propre appareils électroniques et logiciels pour contrôler la batterie.
  • 2020 : les équipes augmentent le volume de leurs applications. Les équipes de BeePlanet intègre l'apprentissage automatique et l'intelligence artificielle à leur business model. Les données collectées, affirme Jon Asin, sont essentielles pour connaître la durée de vie d’une batterie dans différentes applications, ou encore prévoir comment celle-ci se dégrade avec le temps. Elles permettent également à la startup de développer son offre?

Aujourd’hui, BeePlanet propose des solutions à des fins commerciales, industrielles, mais aussi résidentielles. Les structures changent, mais le mode opératoire reste le même : les batteries renouvelées se chargent lorsque l’appareil électronique n'est pas usité, afin d’être opérationnelle lors d'une utilisation ultérieur de l’appareil. En tout, conclut Jon Asin, une étude a prouvé que pour chaque batterie renouvelée de 12 kilowatts/heure qui était produite, 4 tonnes de CO2 étaient économisées.


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