Singularité humaine et technologique : et si on envisageait un duo gagnant ?

Alexandre Pachulski, Chief Product Officer & Co-Founder de TalentSoft, partage sa vision sur la place de l’humain face aux machines et à l’intelligence artificielle. Plutôt que de les craindre et de se laisser aller à des prévisions alarmistes et anxiogènes, l’auteur du livre "Utile(s)", préconise de développer notre singularité. Cette part inimitable de l’humanité peut nous permettre d’envisager un futur où l’homme travaillera « en complémentarité » avec la machine plutôt « qu’une lutte inégale et perdue d’avance » comme les œuvres de la pop-culture contemporaine (Terminator…) semblent nous le faire croire.

  • Un nouveau pas technologique a été franchi en 2017 : l'IA sait gérer l’incertitude. Elle est en mesure de battre les meilleurs joueurs de Poker et d’anticiper des aléas non quantifiables tels que les réactions humaines.

  • Selon McKinsey, 47% des emplois actuels sont menacés, et 85% des postes que nous occuperons en 2030 n’existeraient pas encore. A l’heure actuelle, 5% des emplois sont automatisés à 100%, 30% le sont à 60%. Alexandre Pachulski positive : le temps libéré par les machines nous permet de consacrer plus de temps à développer notre singularité humaine. 

Ces observations obligent les DRH à réfléchir au futur rôle de l’homme dans l’entreprise et doivent donc considérer ces enjeux :

  • Apprendre à collaborer avec les machines, et à développer de nouvelles compétences reposant davantage sur la notion de soft skills.

  • Exploiter l’intelligence émotionnelle pour se différencier des machines, incapables de se départir de l’analyse froide des données.

  • Trouver le travail qui convient (ou conviendra) à chacun, d’oser exprimer son talent au bénéfice du bien commun en développant sa singularité, ses compétences personnelles, sa créativité et son esprit critique.

Rédactrice : Véronique Moreau