Recruter à l’aide de la data ? Bienvenue à l’ère de la "Talent Intelligence"

Sur la scène du HUBDAY Future of Work, Florent Balayé a une ambition claire : « je dois vous faire prendre conscience que l’utilisation de la donnée doit être au cœur de la prise de vos décisions RH. » Le Sales Director de LinkedIn Talent Solutions en France, prend ici quelque peu le contrepied des précédentes interventions. Là où la data était perçue comme un vecteur de craintes chez les collaborateurs, elle peut aussi servir au DRH pour mieux les recruter, les fidéliser et les former. Pour appuyer cette conviction, Florent Balayé revient sur trois tendances fortes du monde du travail.

  • IA et Automatisation
    375 millions d’actifs dans le monde (15%) changeront de catégorie professionnelle d’ici 2030. Si McKinsey estime que 47% des jobs d’aujourd’hui seront automatisés d’ici 2030, « la bonne nouvelle » c’est que de nombreux autres jobs vont se créer et on ne les connaît pas encore. « Il y a 7 ans on ne connaissait pas la fonction de data scientist, 2 ans après elle est apparue et aujourd’hui, si vous ne la connaissez pas, vous êtes un fou. » - Florent Balayé

  • Skills Gap
    « Face à la rapide évolution des technologies, nous sommes confrontés à la réalité d’un système éducatif qui peine à produire autant de nouvelles compétences pour subvenir aux besoins de l’industrie. Pour compenser, cet animal très malin qu’est l’homme développe des compétences différenciantes : les soft skills. » En effet, selon le World Economic Forum, 70% des employeurs accordent aujourd’hui autant d’importance aux soft skills qu’aux compétences techniques.

  • Travail indépendant
    L’essor des nouvelles technologies, spécifiquement mobiles, a accentué le nombre croissant de travailleurs indépendants dans la société. « D’ici quelques années, 26% de la workforce globale de l’Europe des 15 sera constituée de travailleurs indépendants. » La génération millenials qui finira par constituer la grande majorité du tissu organisationnel des entreprises, est particulièrement réceptive à ce mode de travail. Il est plus agile, et leur laisse plus de libertés.



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Exploiter la donnée peut servir à toutes les directions métier, mais aussi et surtout à la DRH, pour extrapoler les futurs changements organisationnels. « 70% des dirigeants considèrent l’analyse de données RH comme un élément menant vers le succès des organisations. Problème à l’heure actuelle seulement 8% d’entre eux considèrent avoir une data exploitable. »

Rédacteur : Thibault Deschamps