Sport et entreprise, deux compétitions aux règles identiques

L’entreprise a beaucoup de points communs avec le sport de haut niveau : ce sont des mondes de compétition, où il faut savoir faire face à la concurrence. Dans l’un comme dans l’autre, il y a tout un travail de préparation, d’organisation, d’innovation pour améliorer les process afin d’aller chercher les meilleures performances et rester compétitif. Il est nécessaire d’apprendre à dépasser les obstacles, faire certains sacrifices et avoir un mental d’acier pour surmonter les échecs et prendre des risques. Pour Jamal Belmir et David Félix, tous deux champions du monde de karaté et coach en entreprise, la clé c'est de bien soigner son équipe !

  • Sélectionner son équipe. Le 1er temps est la sélection des talents mais avant d’arriver à une équipe, nous partons d’un groupe, fait d’individualités (compétences, capacités, cultures différentes) qui ont le même objectif. Il faut alors les faire adhérer au projet, à la vision de l’entreprise pour que chaque personne soit fière individuellement de ce qu’elles ont accompli ensemble. Nous passons alors du groupe à l’équipe, avec un fort sentiment d’appartenance.

  • Se connaitre soi et connaitre ses équipes pour surmonter les obstacles.  « Le travail individuel permet de gagner un match mais c’est l’esprit d’équipe et l’intelligence collective qui permet de gagner la coupe du monde. » - Aimé Jacquet, entraineur de l’équipe de France de football lors de la coupe du monde de 1998

  • La confiance, moteur de la performance. La confiance en soi est indispensable (sans confiance en soi, pas de confiance en les autres), elle peut s’établir par le mentorat : le collaborateur junior deviendra plus performant, les seniors lui feront davantage confiance et l’esprit d’équipe en sera renforcé.

  • Le rôle du manager est prépondérant. D’une part, il se doit de connaitre ses collaborateurs afin d’avoir un langage adapté, individualisé pour faire passer le même message. D’autre part, une fois les objectifs remplis, il doit aussi participer à la fête. Le manager devient ainsi le Chief Happiness Officer ! Il veille au bien-être de l’équipe pour qu’elle prenne du plaisir, c’est lui qui instaure son état d’esprit !

  • Une fois qu’on est champion du monde, l’intérêt est de le rester. Lorsque nous sommes sous les feux des projecteurs, commence alors une autre bataille où il faut analyser ses erreurs, anticiper l’échec (étoffer ses panels techniques et stratégiques pour s’adapter à la situation en cas de coup dur et proposer du nouveau).

Rédactrice : Aurélie Billac