Les bienfaits du modèle conseil-agence vus par Artefact
L’année 2017 était frappée d’un double constat en marketing. En premier lieu, les 4 plus grands groupes mondiaux publicitaires ont affiché des résultats en deçà de leurs prévisions. Parallèlement, les groupes de consulting, eux très bien portants, ont pour la première fois positionné 4 de leurs filiales créatives (Deloitte Digital, IBM iX, Accenture Interactive et PWC Digital Services) dans le top 10 mondial des agences de communication édité par AdAge. Pour LesEchos.fr, Arthur Sadoun, président de Publicis, n’hésite alors pas à évoquer Accenture comme « un concurrent pire que Google ou Facebook. »
Des faits qui démontrent la tendance grandissante d’un modèle hybride associant cabinets de conseil et agences créatives. En juin 2017, Artefact, alors cabinet spécialisé en data et conseil stratégique, confirme sa fusion avec l’agence média digital Netbooster. Les trois fondateurs du cabinet, dont Vincent Luciani fait partie, confirment leur foi dans ce modèle qui permet « une approche de bout en bout des projets de leurs clients : de la stratégie à l’opérationnel. » Une obligation d’après lui dans un monde où la transformation digitale des annonceurs s’accélère et où les outils du marché ne suffisent plus. Seules les approches intégrées sont assez efficaces et rapides : « nos clients bâtissent de meilleurs stratégies lorsqu’ils disposent d’outils et de data scientists adaptés à leurs enjeux. »
Entretien par Sandrine Matichard / Réalisation par Léa Schneider